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​UFC-Que Choisir participe au Grand débat national


Clarisse Rosius
Lundi 4 Février 2019




L’UFC-Que Choisir proposé douze pistes pour augmenter le pouvoir d’achat des Français de neuf milliards d’euros, soit 320 euros par ménage. Un contribution au Grand débat que l’association soumet au public et encourage à transmettre dans le cadre de la consultation nationale.


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Pour ceux qui cherchent des arguments techniques et chiffrés pour le Grand Débats, l’UFC-Que Choisir propose ses services. L’association de défense des consommateurs a décidé de contribuer à sa façon à la consultation nationale en listant douze propositions en faveur du pouvoir d’achat. D’après ses estimations, avec ces douze mesures le pouvoir d’achat pourrait augmenter de 320 euros par ménage, soit neuf milliards d’euros au total. « Ces propositions concernent prioritairement les dépenses contraintes des consommateurs, comme l’alimentation. Par exemple, l'UFC préconise de revenir sur la mesure phare de la loi alimentation : le relèvement du seuil de revente à perte sur les produits alimentaires, entré en vigueur au 1er février. Cela pourrait permettre 800 millions d’euros d’économie pour les ménages, selon l'UFC-Que Choisir » assure France TV Info, qui a relevé la démarche.
 
Les suggestions de l’association concernent notamment la baisse des prix de l’alimentation en exigeant des distributeurs qu’ils répercutent les baisses des cours des matières agricoles. Ou les frais bancaires qui coutent 2,8 milliards d’euros par an de pouvoir d’achat aux consommateurs français. Mais aussi des dépenses énergétiques, de santé ou du permis de conduire.
 
Finalement, l’apport de l’UFC-Que Choisir est de montrer que le pouvoir d’achat des Français peut être améliorer sans forcément agir exclusivement sur la politique fiscale ou des pouvoirs publics.
« Selon l'UFC-Que Choisir, ce plan "doublerait l’ampleur des annonces présidentielles, sans peser sur les finances publiques". Selon l'association de consommateurs, le plan de 10 milliards d’euros de hausse des revenus et de baisses de taxes prévu par le gouvernement "ne peut pas être la seule réponse", d'autant plus qu'elles sont "coûteuses pour les finances publiques". Elles "auront des conséquences à terme sur l’endettement et par conséquent sur le niveau des prélèvements obligatoires, notamment sur les consommateurs" » rapporte l’article de la chaine publique d’informations.


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