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Foire d’empoigne et insultes à l’Assemblée nationale


Clarisse Rosius
Vendredi 25 Novembre 2022





Alors que les débats ont été houleux au sein de l’Assemblée nationale jeudi 24 novembre soir, des insultes proférées pourraient donner lieu à des sanctions de la part de l’institution.


Creative Commons - Pixabay
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Décidemment, l’Assemblée nationale doit procéder de plus en plus à des interventions disciplinaires. Après une soirée très agitée de discussions, les débats ont viré aux invectives. « Des altercations, des interruptions de séance, et même, des insultes. Jeudi soir, la fin de l'examen de la niche parlementaire LFI à l'Assemblée nationale s'est déroulée dans un climat électrique en raison notamment de l'obstruction parlementaire des députés du camp présidentiel, ralentissant volontairement les débats pour que la proposition de loi insoumise pour réintégrer les soignants non-vaccinés ne soit pas votée » contextualise Le Figaro.
 
Le quotidien révèle ensuite que le groupe présidentiel va déposer des demandes se sanctions en début de semaine prochaine. Et notamment visant la députée LFI, Sophia Chikirou : « Celle-ci aurait en pleine séance tenté d'intimider physiquement le député Renaissance Denis Masseglia. « Dans un moment de tension, elle s'est levée de son banc, est venue vers moi comme une furie, s'est penchée et m'a dit 'Viens dehors', le doigt pointé en avant vers mon visage», expliquait ce dernier dès hier soir au Figaro. « Je ne sais pas si c'était pour discuter ou plus, mais elle était extrêmement agressive donc j'ai refusé. Cette violence est inacceptable », ajoutait-il »
 
Une version démentie par la députée qui assure avoir été insultée la première : « Dans un tweet publié en début d'après-midi, Sophia Chikirou a donné sa version, estimant que Denis Masseglia lui aurait lancé «Ferme ta gueule» depuis son banc. «Je ne l'ai ni menacé ni invité 'à sortir'», a-t-elle témoigné, assurant que le président par intérim du groupe Renaissance, Sylvain Maillard, était même venu la voir pour s'excuser des propos du parlementaire de la majorité. « Sophia Chikirou s'est déplacée calmement pour aller lui demander de s'excuser, ce que le député a refusé de faire, donc elle est revenue à sa place», jure de son côté l'élu LFI Manuel Bompard. »