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Tendances

Le French « doggy bag »


Mercredi 21 Janvier 2015




On en a déjà parlé. On n’aime pas le gâchis alimentaire, mais on constate aussi que les initiatives françaises pour créer des «doggy bags», ont du mal à s’imposer. Espérons que la start-up TakeAway va y arriver.


Pas dans la culture française. C’est ce qui revient le plus souvent. Oui, d’accord, mais Madame Michu, est-ce que le gaspi alimentaire fait partie de la culture française ? Ah. Compliqué de répondre. En revanche, il est sûr que gâcher de la nourriture ne plaît à personne. Dans la pratique, les différentes initiatives pour créer des doggy bags à la Française, ne font pas forcément long feu. Mais ça rame. Y compris, la forme éventuelle du contenant, et le nom. Parce qu'évidemment, « sac à chien » ne le fait pas.
 
Pour remédier à tout cela, trois étudiants de l’école de management de l’IFAG, ont créé une start-up. Avec TakeAway, ils entendent bien imposer cette habitude en France. Ils se sont d'ailleurs engouffrés dans la lutte contre le gaspillage alimentaire. Une priorité soutenue par le gouvernement lui-même avec son Pacte national de lutte contre le gaspillage alimentaire : d’ici dix ans, il souhaite diviser par deux les déchets alimentaires.
 
TakeAway a germé dans la tête de Nicolas Duval, Ludivine Vajou et Victor Marostegan. Encore à l’IFAG de Lyon, ils ont réfléchi aux produits qui existaient aux États-Unis mais pas en France. Le doggy bag, qui permet de rapporter chez soi, des plats non terminés au restaurant, leur a paru évident. De fil en aiguille, le projet d’étude s’est pérennisé. Ils ont ainsi fondé leur propre entreprise : « On s’est dit : il y a un vrai marché, il faut qu’on y aille », explique Nicolas Duval au Figaro.

En octobre dernier, TakeAway a enfin mis sur le marché deux produits. Une box TakeAway pour les aliments, et un bag TakeAway pour les bouteilles de vin entamées. Aujourd’hui, c’est une trentaine de restaurants de la région de lyonnaise qui se fournit chez TakeAway. Un bon début pour un but avoué : s’imposer dans toute la France, et dans plus de 800 établissements. Avec l'échéance de 2025 et 50% de gaspi en moins, il y a de quoi faire.

Béatrix Foisil-Penther
Journaliste, rédactrice, conceptrice, auteur et literary scout. En savoir plus sur cet auteur



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