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Maintenir l'assiette


Mercredi 12 Août 2015




Cette semaine dans « Libération », le philosophe et spécialiste de l’alimentation, Olivier Assouly se penche sur nos assiettes.


Maintenir l'assiette
En France, le repas est sacré. À tel point qu’il y a cinq ans, « le repas gastronomique des Français » a été classé par l’Unesco, l'Organisation des Nations unies pour l'éducation, la science et la culture, au patrimoine culturel immatériel de l’humanité. Pas moins. Au même titre que l’Ebru, l’art turc du papier marbré. Mais revenons à nos moutons. Dans une chronique quotidienne, publiée cette semaine dans Libération, le philosophe et spécialiste de l’alimentation, Olivier Assouly analyse nos assiettes, et plus largement, ce qui se passe autour, quand on se met à table.

Ainsi, dans le numéro du 10 août, il se penche sur la convivialité. En gros, ce qui advient autour du repas, et parfois même, au détriment de ce que contient l’assiette, et son graal, le goût. En France, le repas est signe de convivialité et de partage, plus encore peut-être qu’ailleurs. « La sociabilité, point d’orgue de la table », écrit le philosophe, spécialiste de l’alimentation et du goût. Se mettre à table en France, a « une fonction sociale », tellement forte qu’elle ferait parfois passer le goût à l’as, théorise Olivier Assouly. Même, il titre sa tribune, « partager n’est pas manger », ce qui semblera à certains, un pavé dans la marre. En gros, « le sens du rassemblement et le partage communautaire » primeraient souvent sur le contenu de l'assiette. C’est ce que disait Roland Barthes, dont les propos sont rapportés par Olivier Assouly : manger est « un système de communication, un corps d’images, un protocole d’usages, de situation et de conduites. »
 
Le danger justement, est de réduire le repas à cela : « sitôt que la nourriture se résume pour l’essentiel à une attitude, une situation, une valeur, des rites, des souvenirs, la qualité gustative rétrograde au second plan jusqu’à devenir accessoire. » La codification sociale du repas, avec ses valeurs de sociabilité et de partage, qui sont actuellement, des valeurs phares, prendraient le goût moins en compte. En effet, « le partage concerne uniquement le jeu des convenances, l’art de recevoir, la distraction collective » écrit Olivier Assouly. Oui, mais si on s’éclate à table, et qu’en plus, la nourriture est bonne, que demande le peuple ?

Maintenir l'assiette

Béatrix Foisil-Penther
Journaliste, rédactrice, conceptrice, auteur et literary scout. En savoir plus sur cet auteur



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