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Quand les poils font de la résistance


Jeudi 5 Juin 2014




Diktats, stéréotypes, conventions… Les poils des femmes n’échappent pas aux archétypes, particulièrement quand ils apparaissent sous les aisselles. Et pourtant, certaines, à l’image de Madonna se rebiffent. Le point sur un courant… pour le moins, broussailleux.


Quand les poils font de la résistance
Madonna, qui n’en est pas à une provocation prêt, a posté, en mars dernier sur la plateforme Instagram, une photo d’elle, les aisselles duveteuses... Comme une traînée de poudre, la photo a été partagée des milliers de fois, et plus encore, ensuite, sur les réseaux sociaux Twitter et Facebook. En France, contrairement à d’autres pays d’Europe, comme l’Allemagne par exemple, où cette pratique est plus répandue, c’est tout de suite considéré, au mieux, comme de la négligence et un laisser-aller, au pire, cela provoque une répulsion immédiate.
 
Quid de ce côté man repeller, repousseur d’homme ? La tendance actuelle est à ne pas laisser un poil dépasser. De la peau glabre, glabre et glabre, et cela ne date pas d’hier. En revanche, et c’est ce qu’incarne la photo de Madonna, certaines femmes sont en train de s’élever contre cette dictature de la peau lisse. De cette façon, il y a quelques années de cela, précurseur, le photographe anglais Ben Hopper a voulu dénoncer « le lavage de cerveau » au sein de nos sociétés, mené estime t-il, par l’industrie cosmétique, et celle de la beauté. Il a ainsi lancé le projet « Natural Beauty », faisant poser devant son objectif, des actrices ou de chanteuses l’aisselle non épilée. Histoire de remettre les choses à leur place.
 
Concernant Madonna, il est difficile toutefois de faire la part des choses, entre des personnalités égocentriques toujours à la recherche du buzz supplémentaire, la chanteuse Lady Gaga s’étant elle aussi exhibée avec les dessous de bras quelque peu velus… Ou est-ce un véritable courant émergent, dans un monde où la peau lisse est sanctifiée, et le poil doit être épilé ? Ce qui est sûr, c’est que depuis quelques années, les esthéticiennes peuvent en témoigner, la tendance est à la tolérance zéro concernant le poil. À tel point que l’épilation définitive, au laser, ou l’épilation intégrale, prennent le pas. 77% des femmes, rapporte le magazine Elle, estiment qu’il est nécessaire de s’épiler. L’épilation étant intimement liée à l’idée de séduction. Autrement dit, le poil n’est pas engageant. Pire, il est contraire à l'idée de beauté, au fait de plaire. D'ailleurs, les hommes n'aiment pas trop. Chez les femmes, ce n'est pas leur truc.
 
De l’autre côté, les défenseurs du poil, ou ses fans, les trichophiles, s’insurgent. Surtout, on sent que de cette position, découle d'un ras le bol assumé et lancé aux diktats esthétiques et normatifs. Peut-être qu'en agissant ansi, ces femmes défendent un dernier territoire de liberté ? Pourtant, tout passe, tout lasse. Rappelons qu’au XIXème siècle, le poil des femmes était considéré comme excitant. Si le XXème siècle a érigé le lisse en valeur phare, le XXIème siècle sera t-il poilu ?  L’important est qu’il ne soit pas rasoir. Mais point trop n’en faut quand même !

Béatrix Foisil-Penther
Journaliste, rédactrice, conceptrice, auteur et literary scout. En savoir plus sur cet auteur



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