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​Des chercheurs parviennent à détecter un mélanome par une prise de sang


Clarisse Rosius
Jeudi 19 Juillet 2018




Une équipe de chercheurs australiens vient d’annoncer avoir mis au point un test sanguin qui permet de détecter un mélanome en stade précoce. Une prouesse très prometteuse qui pourrait permettre de sauver des milliers de vies.


Creative Commons - Pixabay
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Contre les cancers, le dépistage précoce est la meilleure arme. C’est pour cette raison que l’annonce par une équipe de chercheurs Australien d’un test sanguin pour dépister le mélanome est très réjouissant. Issus de l’Université Edith Cowan, les scientifiques ont publié leur enquête dans la revue spécialisée Oncotarget. « Les patients dont le mélanome est détecté à un stade précoce ont un taux de survie à cinq ans entre 90 et 99% (…) C'est pour cela que ce test sanguin est si prometteur en tant qu'outil de détection potentiel, car il peut déceler le mélanome en phase très précoce, quand il est encore traitable » explique Pauline Zanker, la responsable de cette équipe.
 
Sur un échantillon de 105 patients touchés par un mélanome primaire et 104 en bonne santé les chercheurs ont expérimenté leur test. Ils affirment avoir été capable de détecter la pathologie en stade précoce dans 79% des cas. « Actuellement, le diagnostic repose sur un examen clinique effectué par un médecin. En cas de lésion suspecte, celle-ci est ôtée chirurgicalement et fait l'objet d'une biopsie. Le test mis au point par les chercheurs australiens permet, lui, d'identifier les auto-anticorps produits par un malade en réaction au cancer » précise France TV Info.
 
Avant d’envisager démocratiser cette technique, les chercheurs préviennent qu’ils doivent continuer leur travail avec notamment trois années pour un nouvel essai clinique. Si ce dernier confirme leur découverte, la prochaine étape sera de fournir les médecins du monde entier. « Sanchia Aranda, directrice générale de Cancer Council Australia, a jugé ces recherches prometteuses pour les personnes à haut risque, qui doivent se soumettre régulièrement à des dépistages dermatologiques. Elle a souligné qu'il ne permettait pas de détecter d'autres cancers plus fréquents mais moins dangereux, comme le carcinome basocellulaire » lit-on plus loin. Affaire à suivre de près donc.




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