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Cancer, les risques des traitements alternatifs


Clarisse Rosius
Lundi 21 Août 2017




D’après une étude, ceux qui ont recours à des traitements alternatifs contre le cancer à la place des classiques ont cinq fois plus de chances de mourir. Des chiffres difficiles à étayer mais qui soulignent en tout cas une tendance inquiétante.


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Remplacer les traitements classiques contre le cancer par des thérapies alternatives peut être fatal. Un pari risqué avec comme enjeux la vie et la mort puisque, d’après une étude publiée par des chercheurs américains, il y aurait cinq fois plus de chances de mourir en fuyant les traitements conventionnels. Ceux qui ont réalisé cette étude reconnaissent cependant que les chiffres sont difficiles vérifier puisque ceux qui se détournent des traitements classiques pour des méthodes alternatives ne tiennent pas au courant leurs médecins.

« L'étude rapporte l'impact sur la survie pour quatre cancers du recours exclusif aux remèdes alternatifs (homéopathie, plantes, qi gong, yoga, naturopathie, acupuncture, diètes, méditation, prières...) au détriment des traitements classiques (chimiothérapie, radiothérapie, chirurgie, traitement hormonal), dans une étude récemment parue dans le Journal of the National Cancer Institute » rapporte un article du site Science et Avenir.
Les deux cancers les plus touchés sont celui du sein et le colorectal. « Le risque de mort, pour le cancer du sein a plus que quintuplé (5,68 fois plus), plus que quadruplé (4,57) pour le cancer colorectal, et doublé pour le cancer du poumon. Un tiers des patients pro-médecines alternatives atteints de cancer colorectal étaient ainsi en vie cinq après le diagnostic contre 79% de ceux traités classiquement, selon l'étude » lit-on plus loin.

Du côté de la méthode utilisée, les chercheurs expliquent qu’ils ont suivi 560 malades traités normalement et 280 autres non métastasés qui se sont tournés vers des médecines alternatives. Cinq ans après le diagnostic, les risques de mort ont été multipliés par 2,5 pour la deuxième catégorie. Des échantillons qui ne permettent pas de généraliser mais qui démontrent tout de même l’existence d’un problème de fond : « D'abord, ces données ne couvraient que le traitement initial, ce qui signifie que certains des patients qui ont d'abord utilisé des remèdes alternatifs ont pu passer aux traitements standards, une fois que leur maladie a progressé, et prolonger ainsi leur survie. De plus, le groupe ayant eu recours aux médecines alternatives était en meilleure santé au départ, plus jeune, jouissait d'un meilleur niveau d'éducation et de revenus plus élevés. »

Lire en intégralité l’article sur le site Science et Avenir




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