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En Norvège, les infirmières ont accompagné à distance les malades du Covid-19


Clarisse Rosius
Mercredi 3 Mars 2021





Le Conseil international des infirmières met en exergue l’expérience d’infirmières norvégiennes qui, en sous-effectif, ont assuré des consultations à distance pour six municipalités reculées. Une expérience concluante qui a montré les avantages d’un suivi notamment des hypoxies silencieuses.


Creative Commons - Pixabay
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Des infirmières norvégiennes ont pu suivre des patients sans perdre de temps dans les déplacements et disperser les forces vives. « La population de Bodø, en Norvège, a été relativement épargnée par la pandémie de COVID-19. Au mois de novembre 2020 inclus, il n'y a eu que 150 cas confirmés (0,28 % d'incidence) et aucun décès. Les services sanitaires et sociaux n'étaient néanmoins pas suffisamment préparés pour relever les défis de la pandémie et assurer en même temps les services de santé habituels. Il fallait donc repenser la manière dont les services de santé étaient dispensés et trouver de nouvelles solutions innovantes pour maximiser l'efficacité des moyens limités à disposition » raconte la Conseil international des infirmières. 

 

Alors que le pays est comme partout concerné par les enjeux de suivi sanitaire avec les enjeux de contagion et de limites des effectifs de personnels soignants, les consultations à distance ont prouvé leur efficacité.

« Très vite, il est apparu qu'il fallait mettre en place un système pour s'assurer que les patients respectent les règles d'isolement, tout en prévoyant un suivi de leur état de santé pour détecter de façon précoce toute détérioration, notamment l'hypoxie silencieuse » continue le communiqué

Au total, six villes norvégiennes ont adopté cette stratégie de contrôle aléatoire ainsi que de suivi des malades chroniques. « On apprend aux patients à mesurer et rendre compte de leurs signes vitaux et de leur état de santé sur smartphone ou tablette à un centre d'intervention, où les données sont recueillies et analysées au quotidien. Une réponse appropriée est alors apportée en fonction des résultats. L'objectif de ce projet est de trouver de nouvelles options, fiables, pour les futurs services de santé afin d'émettre des recommandations nationales sur la façon dont les services de santé devraient être organisés, gérés et mis en oeuvre. Le projet vise également à déterminer si le suivi à distance peut conduire à une utilisation plus ciblée des infirmières et de leur expertise » appuie le CII.

Avec des applications de compte rendu, de suivi et d’analyse des données disponibles pour les téléphones ou applications fournies par les municipalités le dispositif était accompagné de livraisons d’équipements pour évaluer quotidiennement les signes vitaux. 

« Au total, 68 patients ont été recrutés entre les mois de mars et de novembre (58 en isolement à domicile, 10 en salles d'isolement). En réduisant la fréquence des contacts directs avec les patients infectés, le risque d'exposition des infirmières à l'infection a également diminué. Cela a contribué à contenir la pandémie et à la maintenir hors des établissements de santé, à protéger la population de patients à haut risque des établissements et à maintenir un taux de mortalité à zéro pour cent » ajoute le communiqué.





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