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​Chiens renifleurs de Covid : l’étonnant essai du projet Nausaïs


Clarisse Rosius
Jeudi 18 Février 2021





2 000 jeunes vont être reniflés par des chiens dressés pour tenter de détecter des infections au Covid-19. Un essai grandeur nature pour ensuite observer si l’odorat des chiens est encore plus efficace qu’un test PCR.


Creative Commons - Pixabay
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Se faire renifler par un chien pour savoir si l’on est malade. L’opération intrigue et surprend en même temps car on se demande comment elle peut être utilisée de façon efficace et non dérangeante. « Un an après le lancement du projet Nausaïs à l'école nationale vétérinaire de Maisons-Alfort dans le Val-de-Marne, la région Ile-de-France a officiellement lancé mercredi 17 février une opération de tests sur 2 000 jeunes, des étudiants, des lycéens, des collégiens et des apprentis. Les jeunes vont se passer une compresse dans la nuque ou sous l'aisselle, compresse qui sera ensuite mise dans un pot et fixée à l'arrière de cônes d'olfaction, dans lesquelles les chiens vont venir mettre leur tête pour tenter de reconnaître et "marquer" l'odeur du virus » raconte France Info.
 
La recherche qui est dirigée par un professeur de l’École nationale vétérinaire de Maisons-Alfort en partenariat avec l’Assistance publique Hopitaux de Paris doit avant tout permettre de comparer les résultats avec ceux des PCR. « Les résultats seront connus dans "15 jours, trois semaines", explique à France Bleu Constance Delaugerre, professeur de virologie à l'hôpital Saint-Louis. S'ils sont probants, ils pourraient être démocratisés. "Comme le chien détecte une compresse de transpiration positive au Covid-19 en moins de 60 secondes, on peut imaginer du dépistage dans des situations où il y a un grand nombre de personnes" » lit-on plus loin.
 
Aéroport, université ou lieux publics pourraient être des lieux de contrôles par les chiens des personnes infectées. « Le Pr Grandjean veut aller plus loin et former les chiens à reconnaître l'odeur du virus sur un masque : "C'est grâce à l'étude sur l'air exhalés des patients positifs et négatifs intubés de l'hôpital Foch de Suresnes qu'on a eu cette idée. Ils ont remarqué que sur les positifs on retrouvait toujours les mêmes molécules spécifiques à la maladie. Ils se sont dit que c'était peut-être les mêmes qu'il y a dans la sueur." Une expérimentation de chiens renifleurs de Covid-19 est également en cours autour du CHU de Bordeaux, avec le Ceva santé animale, premier laboratoire vétérinaire français » conclue France Info. Sans que l’on s’imagine bien la scène en cas de reniflement positif d’une personne dans une file d’attente ou un hall d’université.




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