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​Collecte inédite de coquillages pour évaluer l’état de la biodiversité marine


Clarisse Rosius
Lundi 27 Mars 2023





800 personnes ont été mises à contribution pour collecter 38 000 coquillages sur 400 kilomètres de plages françaises. Le projet consiste à les faire analyser par l’institut flamand de la mer qui organise cette opération chaque année.


Creative Commons - Pixabay
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L’échantillon prélevé est capital pour obtenir des données pertinentes. C’est la logique qui a poussé l’institut flamand de la mer à faire appel à des volontaires pour réaliser son étude annuel de l’évolution de la biodiversité marine. « L'initiative s'est déroulée sur 400 kilomètres de plage en France, en Belgique et aux Pays-Bas. Sur les rives de la mer du Nord, des centaines de personnes ont participé, samedi 25 mars, à la sixième grande journée de comptage des coquillages. Objectif : prendre le pouls de la biodiversité marine. Moules, huîtres, coques... Armés de seaux en plastique, environ 800 personnes ont ramassé des coquillages avant de les donner à des bénévoles, qui les ont soigneusement triés, puis comptés et consignés par espèce », nous apprend franceinfo.
 
L’appel à des bénévoles a été couronné de succès pour l’organisme flamand. De nouveau la récolte a permis de collecter un nombre très importants d’échantillons, garantie d’une étude de référence. « Au total, quelque 38 000 coquillages ont été dénombrés, soit à peu près le même nombre qu'en 2022. "Les coquillages sont un bon indicateur de l'état de la biodiversité en mer du Nord", a expliqué le biologiste Jan Seys, de l'Institut flamand de la mer, organisateur de l'événement annuel. "L'année dernière, 15% des coquillages trouvés appartenaient à des espèces exotiques", particulièrement surveillées par les scientifiques qui craignent qu'elles ne soient invasives. "On a vu par exemple des espèces américaines apparaître sur nos côtes", comme le couteau américain, a continué Jan Seys. "On a observé que des organismes vivant normalement dans des eaux chaudes apparaissent de plus en plus sur la côte", a ajouté Joris Hooze, biologiste à la retraite et membre d'une association belge dédiée à l'observation de la biologie marine. Pour lui, "c'est un signe du changement climatique" » conclue l’article de la chaine d’infos française.




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