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​Confinées, des femmes affirment s’être libérées de certaines contraintes sociales et esthétiques


Clarisse Rosius
Mercredi 23 Juin 2021





Un sondage commandé par un label de cosmétique affirme que près d’une femme sur deux est ressortie des confinements avec la volonté de moins se maquiller ou se pomponner.


Les semaines enfermées à la maison ont permis de remettre en question de vieilles habitudes. « Ainsi, 46% d'entre elles ont rapporté moins se maquiller depuis le premier confinement, selon un sondage Ifop  commandé par le label Slow cosmétique et réalisé du 9 au 12 juin 2020 auprès d'un échantillon de 3 018 personnes.En bouleversant le rythme du quotidien, l'organisation et les espaces des contacts sociaux, la pandémie de Covid-19 a amené des femmes "à abandonner certaines pratiques qu'elles avaient pris l'habitude d'observer en sortant de chez elles", décrypte Camille Couvry, chercheuse en sociologie à l'université de Rouen et lauréate 2019 du Prix de thèse de la chaire Beauté(s) de l'université Paris sciences et lettres. Le contexte sanitaire a ainsi donné un nouveau souffle au mouvement "No Make Up ", qui défend l'idée d'arrêter partiellement ou totalement de se maquiller. Il est mis en avant depuis plusieurs années dans les magazines, porté notamment par la chanteuse américaine Alicia Keys » assure FranceInfo .
 
Cheveux blancs, « No Bra » ou pas de maquillage sont ainsi brandis depuis la crise Covid-19. Si ces messages ne sont pas nouveaux, la période est un prétexte pour répéter plus fort des changements d’habitudes. C’est ce que France Info montre en s’appuyant sur des témoignages : « Ce nouveau rapport au corps répond aussi à un besoin de se retrouver. Laura voulait "s'accepter" et "apprendre à aimer la forme de [sa] poitrine". Les soutiens-gorge sont "un outil de formatage", analyse Camille Froidevaux-Metterie : "Ils imposent un standard de poitrine qui est la demi-pomme et cachent la pluralité des formes de seins, d'aréoles et de tétons." Catherine, qui a arrêté de se colorer les cheveux depuis juillet 2020, va dans le même sens. "J'ai l'impression que je découvre quelque chose de moi qui était jusqu'ici masqué." Avec sa chevelure "poivre et sel", cette Belge de 49 ans a décidé de sortir du "cycle infernal" des teintures qu'elle pratiquait régulièrement depuis la vingtaine et l'apparition de ses premiers cheveux blancs. A 56 ans, Corine a également fait ce choix, pour se plaire à elle et "non plus aux autres", raconte-t-elle. "En arrêtant de me teindre les cheveux, j'ai voulu reprendre possession de ma vie." »




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