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​Démesure et surenchère de la propagande russe


Clarisse Rosius
Mardi 5 Avril 2022





La réponse du gouvernement russe concernant les corps gisant à Boutcha dans la banlieue de Kiev mettent à jour de façon inédite les méthodes de propagande de Moscou, qui finalement ne sont rien d’autre qu’un déni pas très bien ficelé.


Creative Commons - Pixabay
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A ceux qui voulaient mettre dos à dos les propagandes, le discours de Boutcha éclaire de façon très crue le rapport à la vérité de Moscou. Et surtout cette capacité à nier l’évidence malgré les éléments factuels facile à réunir. Alors que les images de corps gisant dans la rue, la réponse russe n’a pas tardé. « Le Kremlin a réfuté toute accusation, accusant l'Occident de «manipulation», «canular» et «falsification des images». Sur ces dernières, on y voit des corps jonchant les rues, certains ont les mains et les pieds liés, d'autres ont été découverts une balle dans la tête. Pour Sergueï Choïgou, ministre russe de la Défense, «pas un seul résident local n'a subi d'action violente, pendant la période où la ville a été sous le contrôle des forces armées russes». Les exactions n'auraient donc pas eu lieu sous la présence de l'armée russe. Une affirmation fausse, selon le New York Times,  qui a traité chacune de ces images satellites. «Un examen des vidéos et des images [...] montre que de nombreux civils ont été tués il y a plus de trois semaines, lorsque l'armée russe contrôlait la ville», écrit le quotidien américain » rapporte Le Figaro.
 
« À remonter les images satellites dans le temps et les comparer les unes aux autres, les journalistes américains concluent que les corps seraient présents depuis trois semaines, soit bien avant le retrait des troupes russes. «Les images montrent des objets sombres de taille similaire à un corps humain apparaissant dans la rue Yablonska entre le 9 et le 11 mars, décrivent-ils. Les objets apparaissent dans les positions précises dans lesquelles les corps ont été retrouvés après que les forces ukrainiennes ont récupéré Boutcha, comme le montrent les images du 1er avril.» De son côté, l'ONU a évoqué «des questions sérieuses et inquiétantes sur de possibles crimes de guerre et de graves violations du droit international humanitaire». Une enquête indépendante doit être menée pour déterminer la responsabilité de la Russie dans ce massacre. Le Kremlin a lui déclaré détenir des «documents» montrant, selon elle, la «vraie nature» des événements dans la ville ukrainienne de Boutcha » continue le quotidien. Finalement 




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