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​Inceste : les propositions fortes de la Commission indépendante


Clarisse Rosius
Mercredi 27 Octobre 2021





Lancée début 2021, la Commission indépendant sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants (Ciivise) a émis trois premières recommandations. Des propositions qui doivent permettre d’ouvrir les yeux sur une réalité longtemps inconnue du grand public.


Creative Commons - Pixabay
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Les violences sexuelles dans le cadre famille sont un fléau difficile à éradiquer. Et pour venir en aide aux victimes, il faut avant tout comprendre la situation, mission qui a été donnée à la Ciivise. Cette commission indépendante sur l’inceste et les violences sexuelles faites aux enfants a été mise en place en janvier 2021 pour deux ans. Mardi 27 octobre, une première série de trois recommandations a été émise dans un rapport. « La commission a reçu plus de 5 000 témoignages à la suite de son appel, lancé le 21 septembre. Parmi ces 5 000 témoignages, plus d'un tiers proviennent de mères dont l’enfant a révélé des violences sexuelles de la part de son père. "Ces mères sont suspectées de manipuler leur enfant pour nuire à leur conjoint, en les accusant d’inceste, le plus souvent dans le contexte d’une séparation."Pour répondre aux alertes de ces femmes, la Ciivise formule dans son premier avis trois recommandations "pour protéger les enfants", explique le rapport », relève FranceInfo qui a consulté le rapport.
 
« La Ciivise demande en premier lieu de prévoir la suspension de plein droit de l’exercice de l’autorité parentale ainsi que des droits de visite et d’hébergement du parent poursuivi pour viol ou agression sexuelle incestueuse contre son enfant. "Il n’y a pas plus grande angoisse pour une mère que de ne pas savoir si, d’un jour à l’autre, nos enfants ne seront pas obligés de retourner vivre chez leur agresseur", explique anonymement une mère dans ce rapport » continue le site de la chaine d’informations.
 
« Dans un deuxième temps, la Ciivise recommande de suspendre les poursuites pénales envers un parent pour non-représentation d’enfant, c'est-à-dire le fait de ne pas ramener l'enfant à son ancien conjoint dans le cadre d'une visite, lorsqu’une enquête est en cours contre l’autre parent pour violences sexuelles incestueuses » complète l’article. La Commission demande que l’autorité parentale soit automatiquement retirée à une parent reconnu coupable de violences sexuelles sur son enfant.




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