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​Instruction obligatoire à l’école, le gouvernement organise discrètement sa retraite


Clarisse Rosius
Lundi 7 Décembre 2020





Après que Emmanuel Macron a annoncé solennellement que l’école à la maison serait interdite sauf impératifs de santé, des « ajustements » sont annoncés petit à petit. Laissant présager une crainte d’une censure par le Conseil constitutionnel.


Creative Commons - Pixabay
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Interdire l’instruction à la maison pour lutter contre le séparatisme. Une décision annoncée par Emmanuel Macron comme centrale dans le dispositif de l’État contre la radicalisation islamiste. Le choix avait interrogé quant à son efficacité puisqu’aucun chiffre n’était venu expliquer en quoi les enfants instruits à la maison participaient au séparatisme combattu. Mais le choix avait surtout abasourdi les parents des 50 000 enfants qui apprennent depuis chez eux pour des raisons diverses et variées. Et ce d’autant plus alors que le choix de l’enseignement à la maison bénéficie de toujours plus d’intérêt après le premier confinement et la fermeture des écoles.
 
Mais la crainte pourrait bien avoir été qu’éphémère. Le Parisien-Aujourd’hui en France rapporte que des « ajustements » sont envisagés par rapport même aux annonces du président. Emmanuel Macron qui avait voulu marquer les esprits avec l’annonce d’une grande loi qui ferait date, va finalement voir la mesure phare se vider de son essence. 
 
« Ce n'est cependant pas seulement la fronde populaire sur le sujet qui aurait eu raison du libellé initial de la loi : le recul d'Emmanuel Macron proviendrait, selon Le Parisien, des réserves exprimées par le Conseil d'État en fin de semaine dernière. Dans un projet d'avis sur la mesure, les Sages soulignaient qu'«il n'est pas établi, en particulier, que les motifs des parents relèveraient de manière significative d'une volonté de séparatisme social ou d'une contestation des valeurs de la République. Dans ces conditions, le passage d'un régime de liberté encadrée et contrôlée à un régime d'interdiction ne paraît pas suffisamment justifié et proportionné », précisaient-ils, augurant d'une possible censure par le Conseil Constitutionnel » note Le Figaro .
 
Pour ne pas perdre la face, le texte devrait essayer le plus possible de garder le sens annoncé avec l’ouverture de nouvelles exceptions au-delà de la maladie. Un recul qui ne dit pas son nom.



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