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​L’Ambassadeur de France quitte finalement le Niger


Clarisse Rosius
Mercredi 27 Septembre 2023





Après avoir refusé de s’exécuter pendant plusieurs semaines, l’ambassadeur de France au Niger, Sylvain Itté, a finalement quitté la capitale du pays. Depuis le putsch du 26 juillet dernier, la France refuse de reconnaitre les nouveaux chefs du pays et continue à affirmer que l’ancien président est encore le chef légitime.


Creative Commons - Pexels
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Finalement la France a fait ce que les nouvelles autorités du Niger ont voulu. Mercredi 27 septembre, Sylvain Itté, ambassadeur de la France dans le pays, a quitté le territoire du pays aux aurores. «« L’ambassadeur et six collaborateurs ont quitté Niamey vers 4 heures du matin » sur place, d’après la source diplomatique. Un départ confirmé par une source proche du ministère de l’intérieur nigérien, qui précise que l’avion est parti en direction du Tchad. Le président de la République, Emmanuel Macron, avait annoncé son rapatriement dimanche 24 septembre, sur TF1 et France 2, au détour d’une interview consacrée au pouvoir d’achat. Une décision qui met fin à deux mois de bras de fer avec la junte militaire, dirigée par le général Abdourahamane Tiani, qui s’est emparée du pouvoir le 26 juillet, à Niamey, la capitale », rapporte l’Agence France presse.
 
C’est la fin d’un bras de fer d’un mois durant lequel Paris refusait de reconnaitre comme légitime la demande des autorités putschistes. En effet depuis fin aout ces dernières avaient fait savoir qu’elle souhaitaient que l’ambassadeur français quitte le pays. « Son immunité ainsi que son visa diplomatiques lui avaient été retirés. Sylvain Itté et son équipe restaient depuis enfermés dans l’enceinte française, risquant l’expulsion s’ils en sortaient et voyant leurs réserves de nourriture et d’eau s’épuiser. Jusqu’ici, ne reconnaissant pas le régime militaire en place et ne voulant pas céder aux « injonctions » de la junte, Paris refusait de rappeler son ambassadeur », ajoute l’AFP.
 
La coopération militaire a été dénoncée et arrêtée par les nouvelles autorités qui répètent que la présence de militaires étrangers sur leur sol est illégale. « La France continue, comme l’a répété le président, dimanche 24 septembre au soir, de considérer le président renversé, Mohamed Bazoum, détenu depuis la fin de juillet avec sa femme et son fils à la résidence présidentielle, comme « la seule autorité légitime » du pays. Mais Paris, qui comptait sur une intervention de la Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest pour rétablir M. Bazoum et l’ordre constitutionnel, n’avait plus guère d’options pour se maintenir au Niger », conclue la dépêche.




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