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​Métiers du numérique, et si les femmes s’en foutaient tout simplement ?


Clarisse Rosius
Jeudi 7 Mars 2019





Dans un long papier dédié à la sous-représentation des femmes dans les métiers de l’informatique et du numérique Le Monde part du principe que c’est une situation qui doit être équilibrée. Mais si les femmes qui le souhaitent parviennent à percer dans ce milieu, doit on vraiment faire semblant de s’intéresser à ce sujets par pseudo féminisme ?


Creative Commons - Pixabay
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« Le constat d’échec est alarmant après des années de politiques publiques en faveur de la présence des femmes dans les métiers du numérique. A peine 33 % des emplois dans ce domaine sont occupés par des femmes, selon la Fondation Femmes@numérique. Parmi elles, seulement 15 % occupent des fonctions techniques dans la production ou l’exploitation de projets informatiques. La majorité (75 %) travaille dans les fonctions supports : ressources humaines, administration, marketing, communication… Les développeuses, celles qui conçoivent les algorithmes omniprésents dans nos vies quotidiennes, restent trop rares dans les entreprises » commence l’article du journal Le Monde .

Si l’article avance quelques éléments qui méritent qu’on s’y penche comme les difficultés que certaines femmes très compétentes rencontrent pour être prises au sérieux, le ton général est moins convaincant. A le lire, il semble que le fait même que ces professions soient plutôt masculines soit un problème. « Plus préoccupant, dans un contexte général de pénurie d’ingénieurs et de techniciens, la situation s’est dégradée en France. En trente ans, le nombre de femmes ingénieures en informatique y est passé d’un tiers des effectifs à 15 %. Alors que dans les années 1980, le secteur était le deuxième en nombre de femmes diplômées, elles y sont de moins en moins représentées » lit-on.

Déroulant tous les clichés possibles et imaginables sur l’imaginaire collectif qui serait oppressant pour les femmes passionnées par l’informatique ou le numérique, Le Monde ne parvient pas à convaincre. « En entreprise, la sous-représentation des femmes a des conséquences directes sur l’ambiance au travail et l’attractivité des postes. Le soupçon d’incompétence est tenace, de même que le mansplaining (le fait qu’un homme explique à une femme, souvent sur un ton condescendant, une notion qu’elle connaît parfaitement). « Les collègues proches me reconnaissent compétente, mais à l’extérieur il faut toujours se justifier », rapporte une spécialiste en intelligence artificielle (IA) » poursuit le quotidien. A force de confondre lutte contre les injustices et révolutions des mentalités, ce genre de discours deviennent de moins en mois audibles. Et si, globalement, les femmes s’en foutaient juste un peu plus que les hommes ? Serait-ce un problème de société à régler absolument ?



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