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14-24 ans : les addictions au porno, drogues et écrans sont inquiétantes


Clarisse Rosius
Vendredi 8 Juin 2018




D’après une enquête commandée par Le Parisien-Aujourd’hui en France sur les addictions en tous genres des 14-24 ans, la situation est préoccupante. Pornographie, drogues, tabac, jeux d’argent, réseaux sociaux : les niveaux sont d’autant plus alarmants que cette génération semble très bien informée des risques.


Creative Commons - Pixabay
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Une campagne de sensibilisation n’est pas la solution. L’enquête Ipsos commandée par le Fonds Actions Addictions, la Fondation Gabriel-Péri et la Fondation pour l’innovation politique montre en effet que les 14-24 ans sont accros tout en sachant les risques des différentes substances ou pratiques auxquelles ils s’adonnent. Le premier constat qui n’est pas une surprise mais qui mérite d’être rappelé, les mineurs n’ont aucune difficulté à accéder à tout ce qui leur est interdit par la loi. Jeux d’argent (13% des jeunes), pornos, certains jeux-vidéos ou alcool sont très largement consommés par des adolescents qui sont à quelques années de leur majorité.

La principale nouveauté que relève l’enquête c’est le rapport aux écrans et aux réseaux sociaux. Un jeune entre 14 et 24 ans sur quatre passe plus de cinq heures par jour sur les réseaux sociaux, un sur dix plus de huit heures. 16% plus de cinq heures par jours aux jeux-vidéos et 7% plus de huit heures.
Pour ce qui est de la pornographie, un jeune sur cinq en regarde une fois par semaine, 9% une fois par jour et 5% plusieurs fois par jour. Une situation qui inquiète les psychologues sur le rapport aux autres, aux femmes et à la sexualité de ses jeunes. 

Du côté des drogues, « quelque 340.000 (3 %) des jeunes de 14-17 ans auraient déjà consommé de la cocaïne, de l'ecstasy ou du GHB, et 255.000 (5 %) des 18-24 ans en consommeraient toutes les semaines » rapporte France Bleu . « L'enquête confirme l'importance de la consommation de produits licites et illicites, mais l'augmentation de la consommation des drogues festives (ecstasy, cocaïne...) qui apparaît d'un peu plus du double que dans les enquêtes habituelles, suscite une inquiétude particulière » commente Michel Reynaud, le responsable de Fond Action Addiction. 

Alors que les milieux défavorisés ou les jeunes les plis fragiles comme les obèses sont les plus touchés, l’enquête montre que les parents sont souvent démunis. Sous-estimant pour beaucoup les pratiques de leurs enfants, ils cherchent des moyens concrets pour les aider.