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Agnès Saal : une nomination pas très propre


Clarisse Rosius
Lundi 3 Septembre 2018




L’ancienne dirigeant de l’Ina qui avait démissionné pour des abus de notes de frais de taxi vient d’être nommé à un poste hautement moral au ministère de la Culture. Elle sera chargée de la prévention contre les discriminations.


Creative Commons - Pixabay
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Elle est haut-fonctionnaire donc le fait qu’elle trouve un poste n’est pas un scandale. Pourtant la presse et les réseaux sociaux se sont enflammés en découvrant le nouveau poste de Agnès Saal. L’ancienne patronne de l’Institut de l’audiovisuel (Ina) vient en effet d’être nommée au ministère de la Culture responsable de l’égalité, la diversité et la prévention des discriminations. Elle doit commencer le 1er septembre pour un poste d’une durée de trois ans.

Si la nouvelle fait polémique c’est parce que la dernière fois que le grand public a entendu parler d’elle c’était pour des dérives répréhensibles et un abus clair de ses fonctions. « Directrice générale du centre Pompidou de 2007 à 2014, puis présidente de l’Ina de mai 2014 à avril 2015, elle avait dû démissionner après des révélations sur ses dépenses excessives en taxis (près de 24.000 euros à l’Ina et près de 24.000 euros au Centre Georges-Pompidou). Cela lui a valu 6 mois de suspension sans solde et une condamnation à trois mois de prison avec sursis et une double amende. Elle avait réintégré le ministère de la Culture à l’été 2016, en tant que chargée de mission auprès du secrétariat général pour piloter les démarches de labellisation Afnor sur l’égalité professionnelle et la diversité » raconte le quotidien local Sud Ouest.

La haut-fonctionnaire a donc quand même bien payé son écart lorsqu’il a été découvert. Et si l’indignation est compréhensible pour un corps d’Etat qui doit renvoyer une image irréprochable, Agnès Saal n’a pas été condamnée au chômage à vie ni exclu de la fonction publique. « Cette nomination n’est pas une promotion et n’entraîne aucune modification de traitement ni nouveaux avantages » a déclaré Eric Morain son avocat. D’autant que si l’on compare avec ses précédentes fonctions, à l’Ina ou au centre Pompidou, ses frais somptuaires de taxi ont bel et bien brisé la sa carrière prometteuse.  




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