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Applications VS opérateurs télécoms, la Commission européenne va trancher


Clarisse Rosius
Mardi 16 Août 2016




La Commission européenne s’apprête à réviser les règles du marché des télécommunications. L’arrivée massive des applications de discussions et d’appels connectés remet a chamboulé le secteur et mis les opérateurs télécoms dans une situation de concurrence difficile à gérer.


Les règles du marché des télécommunications européennes datent de 2009 et 2010. Dans ce secteur où les réalités évoluent très vite, c’est quasiment la préhistoire. En à peine plus de cinq ans, les applications de discussions et d’appels en ligne ont révolutionné les pratiques et créé un équilibre des forces très différent.

« Le but de l'examen de l'arsenal des règles européennes du secteur est d'améliorer la connectivité sur le Vieux Continent en encourageant les investissements, en coordonnant mieux la gestion des spectres ou encore en s'assurant que les citoyens aient confiance dans les réseaux sur lesquels ils laissent de plus en plus de données personnelles. Mais cette « modernisation » des règles examinera en particulier dans quelle mesure les « telcos » traditionnels et nouveaux services peuvent exploiter commercialement leurs données client et à quelles obligations ils sont soumis en matière de sécurité. Le but : un terrain de jeu équitable » avance le quotidien Les Echos.
 

La question des gestions des données

Les opérateurs télécoms, soumis à des règles très strictes sur la gestion des données, voient d’un très mauvais œil la liberté relative dont jouissent les nouveaux concurrents connectés. « A ce propos, la Commission européenne veut aussi examiner dans quelle mesure les Etats européens peuvent exiger de WhatsApp ou de Skype qu'ils livrent des données pour protéger la sécurité nationale ou faire respecter la loi, selon le « Financial Times ». Comme aux Etats-Unis, les géants de la tech font de la résistance. Facebook, qui a des systèmes de cryptage pour sa filiale WhatsApp, « craint de ne plus pouvoir garantir la sécurité et la confidentialité des communications » sur sa plate-forme. Ce point précis sera traité dans le cadre d'une révision de la directive « ePrivacy » plus tard, d'ici à la fin de l'année » précise le journal économique.
 




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