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Après EDF, c’est au tour d’Air France – KLM de solliciter l’État actionnaire


Clarisse Rosius
Mardi 22 Février 2022





En moins d’une semaine, EDF et Air France-KLM ont demandé à l’État de les soutenir face aux difficultés financières. Soulignant un peu plus le changement de paradigme à 180 degrés de l’État dans le domaine en quelques années.


Creative Commons - Pixabay
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Qu’elle semble loin l’époque où l’État parlait surtout de se désengager. Après avoir annoncé la recapitalisation d’EDF, c’est au tour de la compagnie aérienne. « La compagnie aérienne a réduit ses pertes l'an dernier, mais s'est dit prête à lancer une nouvelle opération de recapitalisation jusqu'à 4 milliards d'euros pour consolider ses comptes. Entre autres solutions, une augmentation de capital est envisagée, à laquelle contribuera le cas échéant l'État, actionnaire à 28,6%. "Nous attendons la décision d'Air France. (...) nous serons toujours aux côtés d'Air France, comme nous le sommes depuis le début de cette crise", a affirmé Bruno Le Maire vendredi matin sur RTL. Les États français et néerlandais pourraient participer à cette opération "au prorata" de leurs participations actuelles, et "à travers une compensation partielle" des aides qu'ils ont consenties au groupe, selon Air France-KLM. "Le sujet est sur la table, il faut attendre que le cours de Bourse remonte à un niveau plus optimal" pour une telle opération, explique une source proche du dossier » relève BFM Business.
 
Ces soutiens financiers en milliards d’euros sont justifiés par l’exécutif comme nécessaires pour maintenir à flot des entreprises stratégiques. Aucune contrepartie n’a été annoncée, montrant sur le dossier Air France la différence de philosophie de la France par rapport aux Pays-Bas. « Pour EDF, comme pour Air France-KLM, l'aide de l'État français est un préalable à tout rétablissement financier. "Il y a derrière tout cela une vraie stratégie économique, c'est la stratégie de soutien aux fleurons industriels français", a insisté Bruno Le Maire, dans des propos rapportés par Tradingstat, rappelant également le soutien de l'État à Renault via un prêt garanti durant la crise. "Il faut que les entreprises puissent reconstituer leurs fonds propres à un niveau qui leur permette de se refinancer sur les marchés", c'est-à-dire auprès d'investisseurs privés, explique-t-on à Bercy. Si les montants en jeu sont conséquents, la question du financement ne se pose pas dans l'immédiat pour l'État, qui s'est donné depuis 2020 des marges de manœuvres budgétaires au gré des lois de finances. Pour 2022, le gouvernement a prévu jusqu'à 7 milliards d'euros pour des opérations en capital, via le compte d'affectation spéciale dédié, selon les documents budgétaires publiés à l'automne dernier. »
 




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