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Chaque année, les césariennes tuent 300 000 femmes dans le monde


Clarisse Rosius
Jeudi 4 Avril 2019





D’après une étude de l’Université Queen Mary de Londres, chaque année 300 000 femmes meurent dans le monde suite à une césarienne. Un chiffre impressionnant qui s’explique notamment par des fortes disparités selon les régions du monde.


Creative Commons - Pixabay
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Une césarienne n’est jamais anodine. Le corps médical n’a de cesse de le répéter et on comprend mieux pourquoi en relevant les chiffres d’une étude britannique. D’après le travail de chercheurs de l’Université Queen Mary de Londres, chaque année 300 000 femmes meurent  à cause de cette intervention chirurgicale. « En Afrique subsaharienne par exemple, cette intervention chirurgicale peut être fatale. Le nombre de femmes qui en meurent dans cette région est en effet 100 fois plus élevé que dans les pays riches comme le Royaume-Uni. Faute de médecins qualifiés, les jeunes mamans ne sont malheureusement pas suffisamment suivies. Dans le cas d’une césarienne, le taux d’infections nosocomiales est augmenté de 5 à 10 % » souligne le site Au Féminin. Infections de la cicatrice, hémorragie tardives ou infections urinaires sont ainsi souvent causées par l’intervention.

« Si la accouchement par césarienne est associé à un risque plus élevé de complications graves pour la mère. L'étude a révélé que, pour les femmes de moins de 35 ans, la probabilité d'avoir des complications maternelles après un accouchement par césarienne était environ 1,5 fois supérieure à celles qui ont accouché par voie vaginale. Cette probabilité s'est révélée presque deux fois plus élevée chez les femmes de plus de 35 ans » continue le site spécialisé.

Ces grandes statistiques ne sont évidemment compréhensibles qu’en relevant les fortes disparités régionales ou sanitaires. Mais elles permettent tout de même d’informer les médecins sur les conséquences de leurs choix. « Ces résultats ont des implications pour la pratique clinique et seront utiles pour décider du type d'accouchement. Les médecins doivent tenir compte de ce risque accru pour déterminer la meilleure façon d'accoucher, surtout pour les mères plus âgées » explique une des auteurs, Diane Korb, obstétricienne à l'Hôpital Robert Debré et épidémiologiste à l'Inserm (Paris).

Lire en intégralité l’article cité sur le site Au Féminin




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