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Défense des femmes face aux violences, l’UE va ratifier la Convention d’Istanbul


Clarisse Rosius
Jeudi 11 Mai 2023





La ratification par le Parlement européen de la Convention d’Istanbul est une victoire près de douze ans après le lancement du procédé. Faute d’unanimité des membres de l’UE, le processus a trainé, notamment parce que le texte ne s’est pas cantonné qu’aux violences physiques.


Creative Commons - Pixabay
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Le texte est finalement validé, après des années de discussion. Le Parlement européen a finalement ratifié la convention d’Istanbul, texte de référence pour la lutte contre les violences visant les femmes. « Pour rappel, cette Convention - ainsi nommée parce qu'elle a été ouverte à la signature à Istanbul en 2011- est un traité du Conseil de l'Europe qui ouvre la voie à la création d'un cadre juridique au niveau paneuropéen afin de protéger les femmes contre toutes les formes de violence, de prévenir, poursuivre et éliminer la violence à l'égard de celles-ci, ainsi que la violence domestique », explique par communiqué la délégation sociale et écologique du Parlement européen. 
« Il aura fallu que la Cour de justice de l'Union européenne indique, le 6 octobre 2021, que le Conseil pouvait procéder à la ratification de la Convention d'Istanbul sans avoir besoin de l'unanimité des États membres pour enfin débloquer la situation » a déclaré l'eurodéputée socialiste Sylvie Guillaume.

« Parce que les droits des femmes sont des droits humains, que la violence contre ces dernières n'a pas sa place en Europe et que l'Union doit être irréprochable en la matière, cette ratification, bien que tardive, est une excellente nouvelle. Nous exhortons, encore une fois, les six pays qui ne l'ont pas ratifiée la Bulgarie, la Tchéquie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie et la Slovaquie à avancer sans délai à l'échelle nationale » a ajouté l’élue, citée par le communique du mouvement politique.

« Six pays (Bulgarie, Tchéquie, Hongrie, Lettonie, Lituanie et Slovaquie) ont refusé de la ratifier. Ces pays dénoncent entre autres la mention du mot «genre» dans ce traité, et l'incitation à promouvoir dans les programmes d'enseignement «les rôles non stéréotypés des genres». Des griefs relayés mardi par des eurodéputés d'extrême droite, lors d'un débat de plus de deux heures dans l'hémicycle strasbourgeois, au cours duquel la présidente de la séance a dû à plusieurs reprises mettre en garde contre tout propos pouvant s'apparenter à des «discours de haine» », rapporte Le Figaro.




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