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Du sucre pour limiter les piqures de moustiques


Clarisse Rosius
Mardi 14 Mai 2019





Des chercheurs italiens viennent de découvrir que les moustiques piquent moins quand ils sont nourris de sucre. Une piste qui pourrait être intéressante pour se protéger de l’invasion des moustiques tigres.


Creative Commons - Pixabay
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Plutôt que de se tartiner de tous les produits imaginables ou vivre sous une moustiquaire, si l’on parvenait à satisfaire les moustiques. L’hypothèse posée par des chercheurs est intéressante. « Couper l'appétit des moustiques pour s'en protéger, voilà une idée sur laquelle bien des chercheurs se penchent. Des scientifiques italiens viennent cependant de faire une découverte surprenante : nourris au sucre, les nuisibles auraient bien moins envie de piquer. Un gène serait responsable de ce phénomène. Avec son "bourdonnement" à hérisser le poil et son appétit sans limite, le moustique est sans conteste l’ennemi numéro 1 de la saison estivale. Malgré les bracelets répulsifs, bougies à la citronnelle et sprays, il est difficile d’y échapper. Des chercheurs italiens sont cependant sur une piste prometteuse : agir à la source, directement sur l'insecte » nous rapporte LCI.

Dans une étude publiée la semaine dernière dans la revue PLOS Biology  et repérée par Le Figaro, les chercheurs assurent que les moustiques nourris au sucre n’ont plus envie de piquer pendant un bon moment. « Pour en venir à cette conclusion, les scientifiques ont travaillé sur le moustique tigre Aedes albopictus, réputé pour piquer durant la journée et être agressif. Originaire d'Asie du sud-est, l'insecte agrandit année après année son territoire. Il est désormais présent dans 51 départements français. En laboratoire, des spécimens ont été nourris avec de l’eau ou de l’eau sucrée. En approchant ensuite une main humaine, les chercheurs ont évalué lequel des deux groupes de moustiques avait le plus tendance à piquer. Résultat : les jeunes femelles ayant été nourries au sucre n’étaient pas intéressées par le festin sanguin que les scientifiques leur proposaient. Et ce pendant cinq à six jours. Les autres étaient en revanche plus agressifs, plus affamés » lit-on plus loin.

L’étude est parvenue à identifier le gêne qui serait à l’origine de l’envie de piquer. « Contrôler le gène en question, et donc la production de cette protéine, pourrait donc être une arme efficace pour réduire le nombre de piqûres dont nous sommes victimes et, par la même occasion, celui des maladies transmises. À lui seul, le moustique tigre est en effet vecteur du chikungunya, de la dengue ou encore du virus zika. D'autres travaux sont désormais nécessaires pour donner suite à cette découverte » conclue LCI.




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