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Franchise : Lissac repense son attractivité dans un secteur optique en mutation


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Mardi 10 Novembre 2020





Avec l’objectif de passer de 250 magasins actuellement à 400 à l’horizon 2024, l’enseigne Lissac s’est lancée dans une stratégie ambitieuse de développement de son réseau afin de toucher une clientèle plus large. Pour parvenir à ses fins et recruter 150 nouveaux franchisés, l’entreprise peut s’appuyer sur son image de marque, mais également sur la mise en œuvre de nombreuses mesures incitatives.


Dans un marché de l’optique que l’on dit souvent saturé, la stratégie de Lissac a de quoi surprendre au premier abord. En effet, sous l’impulsion de Jean-Luc Favène, nommé l’an dernier directeur général, l’enseigne compte ouvrir 150 magasins supplémentaires sur le territoire français d’ici 2024. Mais à bien y regarder, cette stratégie de développement est parfaitement cohérente, car Lissac a tout pour séduire les entrepreneurs qui souhaitent ouvrir un magasin d’optique mais qui n’osent peut-être pas franchir le pas. Il faut dire qu’il n’est pas évident de trouver sa place dans ce secteur d’activité en constante mutation.  « Aujourd’hui, le nombre d’indépendants sur le marché de l’optique est en baisse. Ce sont des personnes qui sont assez isolées. Les conditions de travail ne sont pas faciles car la concurrence est accrue », analyse Jean-Luc Favène*. Conscient des difficultés que rencontrent les opticiens aujourd’hui, le directeur général de Lissac sait qu’il peut compter sur la notoriété de sa marque, mais il a tout de même mis en place de nombreuses mesures incitatives pour attirer de nouveaux franchisés.
 
Mesures incitatives et assistance au quotidien
 
Parce que les droits d’entrée peuvent constituer un frein pour d’éventuels candidats à la franchise, Jean-Luc Favène a trouvé une solution radicale : il les a purement et simplement supprimés. Et ce n’est pas le seul avantage financier mis en œuvre par Lissac pour favoriser l’installation de nouveaux franchisés, puisque les redevances ont également été amoindries pour les premières années d’activité. Outre ces mesures incitatives, le directeur général de l’enseigne aime à rappeler qu’être franchisé Lissac, c’est aussi bénéficier d’un accompagnement au quotidien dans l’exercice de sa profession d’opticien. « Nous avons mis en place des outils qui peuvent vraiment intéresser les indépendants : CRM, outils de fidélisation client, web shop, packaging marketing. Nous les accompagnons sur tous les segments de la profession, en leur laissant exercer leur cœur de métier avec beaucoup d’autonomie », se félicite-t-il. Cet accompagnement inclut également un certain nombre de formations en interne afin que les franchisés Lissac puissent s’adapter aux évolutions technologiques constantes sur le marché de l’optique, notamment dans la prise de mesure ou la manière de fabriquer des lunettes.
 
Une image de marque forte
 
Mesures incitatives et accompagnement de tous les instants ne sont pas les seuls facteurs qui peuvent décider un opticien à rejoindre le réseau de franchises Lissac. La marque jouit d’une image de sérieux et de professionnalisme qui a tout pour séduire les opticiens. Ce n’est pas Loïc, franchisé Lissac dans le Sud de la France qui dira le contraire. « Auprès des clients, comme des prescripteurs, Lissac a toujours eu une très bonne image de marque. En notoriété spontanée, Lissac sort dans les premières positions. Les clients ne viennent pas chez Lissac parce qu’ils veulent la meilleure remise, mais parce qu’ils veulent avoir affaire à des professionnels de santé leur offrant une prestation irréprochable sur des produits de qualité », explique-t-il.
 
Un positionnement premium
 
Loin de se reposer sur ses lauriers et sur cette notoriété héritée de décennies d’activité, la marque plus que centenaire continue à se renouveler sans cesse. Depuis l’arrivée de Jean-Luc Favène à sa tête l’année dernière, elle a tout d’abord opéré un repositionnement sur le milieu-haut de gamme et communiqué davantage sur le professionnalisme de ses opticiens. « Lissac n’est pas une enseigne « discount », qui cherche à offrir les meilleures remises du marché, mais une enseigne qui mise sur la qualité des produits, vendus au juste prix. Ce positionnement « premium » est l’assurance pour les clients d’avoir des lunettes de qualité : nous travaillons par exemple avec le verrier Essilor, leader mondial du marché », détaille le directeur général. Pour illustrer cette premiumisation, Lissac met en avant son savoir-faire unique pour élaborer des paires de lunettes uniques. Spécialiste du sur-mesure médical depuis plus de 100 ans, l’enseigne a lancé il y a maintenant quelques années Le Studio Lissac, un service qui permet aux clients de créer la monture dont ils ont toujours rêvé. Pour cela, Lissac peut s’appuyer sur son atelier de fabrication d’équipements optiques sur-mesure, basé à Clamart, capable également de fournir des produits uniques réalisés en impression 3D. Un service haut-de-gamme qui n’est pas sans rappeler les services exclusifs qu’offrent les plus grandes maisons de haute-couture. Autre exemple de cette volonté de monter en gamme, la création l’an dernier du Club des créateurs pour proposer aux porteurs de lunettes des montures de marque comme Plein les mirettes, Oliver Peoples, Thierry Lasry, Caroline Abram ou encore Nathalie Blanc. Jean-Luc Favène en est sûr : cette premiumisation, associée aux mesures incitatives et à l’accompagnement Lissac, devrait lui permettre de développer son réseau de distribution, en passant de 250 magasins aujourd’hui à 400 d’ici 2024. « Notre modèle de franchise a tout pour séduire indépendants et primo-franchisés », conclut avec assurance le directeur général de Lissac.
 





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