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Greffe : de nouvelles perspectives pour la médecine régénérative de la peau


Clarisse Rosius
Mercredi 30 Octobre 2019





Une avancée de plus pour la médecine : une équipe du "l'Institut de biologie François-Jacob", de l'Inserm et de l'Université de Paris, en collaboration avec I-Stem, le laboratoire de l'AFM-Télethon, et l'Université d'Évry, vient de publier une étude dans laquelle elle démontre le rôle central du "facteur de transcription KLF4" dans le contrôle de la prolifération des cellules souches de l'épiderme et de leur capacité à régénérer ce tissu. Cette étude ouvre des perspectives pour la médecine régénérative de la peau. Elle a été publiée le 21 octobre dernier dans la revue scientifique Nature Biomedical Engineering.


Creative Commons Pixabay
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Pour souligner ses recherches et les rendre accessibles et compréhensibles au plus grand nombre, l'Institut de biologie François-Jacob, ​situé principalement sur les sites CEA Paris-Saclay de Fontenay-aux-Roses et d'Evry, revient sur les avancées de la recherche.

L'organisme scientifique explique  par communiqué que « l'épiderme humain se renouvelle entièrement tous les mois grâce à la présence de cellules souches dans sa couche la plus profonde, qui donnent naissance à l'ensemble des couches plus superficielles de ce tissu", ajoutant que "le décryptage des gènes assurant le contrôle du caractère souche, ou « stemness », reste à ce jour une énigme imparfaitement résolue, en particulier pour la peau humaine. » 

Ainsi, ces découvertes d'une équipe de recherche française du CEA, de l'Inserm et de l'Université de Paris, générées en collaboration avec I-Stem, le laboratoire de l'AFM-Télethon, et l'Université d'Évry, "ouvrent des perspectives pour la médecine régénérative cutanée, en particulier pour la bio-ingénierie des greffons de peau destinés à la reconstruction tissulaire." Le communiqué précise que "l'amplification massive en culture de cellules de l'épiderme (appelées kératinocytes) est nécessaire à la production de greffons". Celle-ci "est effectuée à partir d'un échantillon de peau issu du patient qui contient des kératinocytes matures et une population minoritaire de cellules souches kératinocytaires. Cette phase d'amplification comporte un risque : elle peut s'accompagner d'une perte quantitative ou d'une altération des cellules souches, conduisant à une perte de potentiel régénératif."

Les résultats de l'étude publiée dans Nature Biomedical Engineering montrent ainsi que "diminuer l'expression du gène KLF4 pendant la préparation du greffon favorise une amplification rapide de cellules souches fonctionnelles, sans altérer leur stabilité génomique." Les kératinocytes amplifiés dans ces conditions "présentent un potentiel régénératif à long terme accru dans des modèles de reconstruction épidermique in vitro et de greffes in vivo". L'Institut François-Jacob reste cependant prudent, affirmant que "ces résultats constituent une démonstration de principe, qui nécessite des développements complémentaires pour envisager des applications cliniques." Pour illustrer ce propos, l'institut prend pour exemple "le soin des grands brûlés, des ulcères chroniques et la reconstruction mammaire."




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