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Grève SNCF : adoptez la slow attitude


Lundi 16 Juin 2014




Ce que nous apprend la grève SNCF ? C'est qu'il n'y a finalement pas grand chose qui exige de nous de devoir toujours vivre à 120 à l'heure. Vive la grève, vive la slow attitude


Vous connaissez certainement cette carte de France vue par un parisien. On y découvre que l'hexagone se résume à un pays d'alcooliques, branleurs, menteurs, dépressifs et pauvres, accessoirement paysans, le tout saupoudrés de terroristes. Et au milieu, à Paris Ile-de-France, c'est la maison, les gens bien, ceux qui bossent. Difficile en même temps de leur donner totalement tort : l'Ile-de-France réalise à elle seule le tiers du PIB de la France. Mais bien entendu, ce chiffre est artificiellement dopé par l'omniprésence des sièges des grandes groupes dans la région capitale, où elles déclarent leur chiffre d'affaires, quand bien même l'activité serait logée ailleurs.

Et voici que survient la grève SNCF. Qui touche ? Essentiellement, les franciliens. Transilien, le TER régional, transporte 2,8 millions de passagers par jour, quand l'ensemble des TER en transporte "seulement" 800 000 dans le même temps sur la France entière. Autant dire que les principales victimes de la grève se trouvent en Ile-de-France, du moins pour le volet déplacement professionnel. Les provinciaux qui montent à Paris en semaine pour des rendez-vous sont habitués à mettre en oeuvre des plans B, en voiture voire en avion. Ou décaler leurs rendez-vous... Et les parisiens qui "descendent" ont beau jeu de se défausser grâce à la grève.

Mais voilà : ce que nous apprennent 6, bientôt 7 jours de grève SNCF, c'est que l'on peut faire autrement, dans bien des métiers, bien des activités. Surtout, bien des choses traitées en permanence en mode "Urgent" ou "Important" deviennent, par pragmatisme et sens des réalités, pas si urgent que cela. Ca attendra la fin de la grève. On fera sans. On fera... autrement.  Profitez de cette grève pour vous demander ce qui, dans votre to do list, peut passer de Urgent à Important, de Important à Ce qu'il faudrait faire et... de ce qu'il faudrait faire à Ce dont on peut se passer. Et curieusement, vous allez avoir une surprise. Contraint par l'impossibilité de faire certaines choses à cause de cette grève, vous allez rétrograder certaines tâches. Et peut-être même, les évacuer de votre to do liste !

Ou comment faire d'une grève une opportunité pour inventer une nouvelle façon de travailler... 




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