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L’Élysée pousse le dossier des soupçons d’empoisonnement de l’opposant russe Navalny


Clarisse Rosius
Mardi 15 Septembre 2020





Alors que trois laboratoires ont confirmé la présence de poison dans le corps de l’opposant russe Alexeï Navalny, Emmanuel Macron a appelé le président russe à ce que « toute lumière soit faite » dans cette troublante affaire.


Creative Commons - Pixabay
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Ce ne sont plus uniquement les accusations d’un opposant maltraité depuis des années. Lorsque l’entourage d’Alexeï Navalny avait parlé en premier d’empoisonnement, aucun élément matériel ne pouvait le corroborer. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et trois enquêtes différentes ont conclu de la même façon. Trois laboratoires, dont un Français, ont conclu qu’il y avait du poison de la famille du Novitchok dans l’organisme de l’opposant russe. Des résultats sur lesquels Emmanuel Macron s’est fondé pour faire une première déclaration officielle très offensive.

« « Une clarification est nécessaire de la part de la Russie dans le cadre d’une enquête crédible et transparente. » Le président français, Emmanuel Macron, s’est entretenu lundi 14 septembre au matin avec son homologue russe, Vladimir Poutine, et lui a demandé que « toute la lumière soit faite, sans délai » sur l’« empoisonnement » de l’opposant russe Alexeï Navalny, qu’il qualifie de « tentative d’assassinat », a annoncé l’Elysée dans un communiqué. Le chef de l’Etat a précisé que « la France partage, sur la base de ses propres analyses, les conclusions de plusieurs de ses partenaires européens sur les faits d’empoisonnement à l’aide d’un agent neurotoxique Novitchok ». M. Poutine a, lui, jugé « malvenues les accusations non étayées et fondées sur rien ». Jusqu’ici, la France s’était exprimée sur cette affaire dans le cadre du G7 et de l’Union européenne par la voix du ministère des affaires étrangères », compile Le Monde.

L’Allemagne a de son côté saisi l’OIAC, considérant que les premiers résultats démontraient qu’il y avait eu utilisation d’armes chimiques. Dans ce dossier Berlin a la position la plus offensive et c’est dans ce pays que les premières analyses avaient été faites et démontraient qu’il y avait eu tentative d’empoisonnement. Allemagne qui soigne l’opposant depuis la fin du mois d’aout et a annoncé qu’il était tiré d’affaire. « La Russie a demandé que Berlin remette l’ensemble de son dossier sur l’opposant, notamment les analyses du laboratoire de l’armée. Les autorités russes, qui estiment que les accusations dirigées contre elles sont « inappropriées », affirment que leurs propres analyses, effectuées lors de l’hospitalisation de M. Navalny à Omsk, n’avaient révélé aucune substance toxique » ajoute le journal français.




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