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L’Iran interdit le jeu « Pokemon Go » à cause de la géolocalisation


Clarisse Rosius
Mardi 9 Août 2016




Le Haut conseil des espaces virtuels iranien a interdit le jeu phénomène Pokemon Go en avançant des « questions de sécurité ». L’utilisation de la géolocalisation serait un motif d’inquiétude pour les autorités qui craignent une utilisation malveillante. Les utilisateurs devraient cependant trouver sans difficultés des moyens détournés pour jouer.


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L’Iran dit non à Pokemon Go. Alors que rien ne semble arrêter ce phénomène auquel on aurait du mal à échapper. Les autorités du pays ont décidé de l’interdire à cause des risques liés à l’utilisation de la géolocalisation. « Parce que ce jeu mélange le monde virtuel et réel, il peut poser beaucoup de problèmes au pays et aux gens en termes de sécurité », a affirmé le procureur général adjoint, Abdolsamad Khoram-Abadi, cité par l’agence Tasnim.

« L’Iran, qui bloque déjà depuis longtemps des réseaux sociaux comme Twitter et Facebook, devient ainsi l’un des premiers pays à interdire Pokémon Go. Ce jeu en réalité augmentée, qui permet de collectionner des créatures virtuelles en se déplaçant dans le monde réel, a suscité quelques inquiétudes un peu partout dans le monde pour différentes raisons : rassemblements massifs et imprévus de joueurs comme à Central Park, accidents de la route, agressions… Au Japon, les autorités ont aussi pressé les joueurs de ne pas s’approcher de la zone contaminée de Fukushima pour capturer des Pokémons » explique Le Monde.
 

Des moyens détournés pour jouer malgré tout

De la même manière que les iraniens sont particulièrement présents sur les réseaux sociaux alors que l’accès leur est interdit, il devrait tout de même y avoir de nombreux joueurs de Pokemon Go. En effet, explique le quotidien, « malgré l’interdiction du jeu en Iran, de nombreux joueurs continuent à s’y connecter en utilisant des VPN (réseaux privés virtuels), qui permettent de contourner la censure. Disponibles dans la plupart des magasins d’informatique, les cartes VPN permettent d’accéder à Facebook, YouTube ou d’autres sites interdits pour seulement 2 dollars par mois. » Même la censure ne saurait donc avoir le dernier mot face au phénomène planétaire et commercial de la chasse virtuelle de Pokemons.
 




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