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La canicule de 2003, toujours dans les mémoires mais encore égalée


Clarisse Rosius
Mardi 21 Août 2018




A chaque épisode caniculaire, le souvenir de celle de 2003 qui avait été un événement sanitaire et social plane au-dessus des chiffres. Depuis le début du mois d’aout, le ministère de la Santé repousse toutes les tentatives de comparaison entre ce funeste été et celui de 2018.


Creative Commons -Pixabay
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Oui il fait très chaud et depuis longtemps, mais ce n’est pas une crise sanitaire. Le souvenir de la canicule de 2003 reste très vivace dans les mémoires et les dernières semaines, les commentateurs ont cherché à savoir si la situation était comparable cette année. « Le spectre de la canicule de 2003 semble désormais loin à en croire les autorités. Les consultations dans les services d’urgence en lien avec la canicule « sont relativement faibles », signe que les messages de prévention sont pris en compte, s’est félicitée dimanche la ministre de la Santé Agnès Buzyn. Elle a appelé toutefois à la vigilance vis-à-vis des enfants, à cause du risque de noyade et de malaise liés à la chaleur, notamment pour les bébés. Aux urgences, les « passages liés à la canicule sont relativement faibles, autour de 4 % », et « ça ne bouge pas depuis plusieurs jours », a indiqué la ministre, qui s’exprimait à l’issue d’une visite aux urgences pédiatriques de l’hôpital Necker à Paris » rapporte 20 Minutes.
 
Le ministère n’a eu de cesse de répéter que la situation n’est pas comparable avec celle d’il  a quinze ans. La campagne de prévention lancée dès le mois de juillet aurait – si l’on en croit la communication officielle – plutôt bien fonctionnée. A chaque pic de chaleur, le gouvernement cherche à alerter sur la vigilance et notamment vis-à-vis des personnes âgées et des enfants dont l’hydratation doit être un sujet de préoccupation pour les familles.
 
De manière générale, la ministre Agnès Buzyn n’a pas tiré toute la couverture à elle et ses services pour expliquer la différence par rapport à 2003. «  Nous pensons qu’avec le changement climatique, de tels épisodes vont se renouveler, ils risquent d’être plus intenses et donc il va être nécessaire certainement d’adapter notre habitat, voire l’urbanisme des villes qui sont très minérales aujourd’hui, et qui favorisent la rétention de la chaleur, notamment la nuit. Et donc nous allons devoir nous adapter dans les années qui viennent, certainement » a-t-elle déclaré, citée par 20 Minutes.