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Découverte

La diplomate française devenue présidente de Géorgie


Clarisse Rosius
Jeudi 29 Novembre 2018




Salomé Zourabichvili vient d’être élue présidente de la république de Géorgie. Une élection historique pour cette diplomate française de 66 ans qui a foulé le pied de son pays d’origine à la trentaine bien passée.


Creative Commons - Pixabay
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Il y a de cela quelques semaines, la présidente de la Géorgie était encore Française. Salomé Zourabichvili qui vient d’être élue à la plus haute fonction de ce pays a un parcours atypique. Le Monde le retrace à l’occasion de son élection ce mercredi 28 novembre. « Créditée de 59,6 % des voix, selon des résultats encore partiels, cette ancienne diplomate française a dû batailler de longues années pour accéder à la fonction suprême – quoique largement honorifique – dans le pays que ses grands-parents ont fui il y a près d’un siècle. Dans la dernière ligne droite, celle qui se présentait comme candidate « indépendante » a aussi dû s’appuyer sur la puissante machine de guerre électorale du Rêve géorgien, le parti au pouvoir de l’oligarque Bidzina Ivanichvili, parrain de la politique géorgienne qui a mis ses immenses ressources à son service, l’opposition allant jusqu’à dénoncer des fraudes » écrit le quotidien.

Pendant la campagne, Salomé Zourabichvili a bataillé pour affirmer son appartenance à ce pays. Il faut dire que les choses n’étaient pas évidentes pour celle qui a abandonné son passeport français seulement quelques semaines avant son élection. Mais en même temps elle a su en faire un argument. « Car de cette incongruité – celle d’une candidate qui a découvert la Géorgie pour la première fois en 1986 et a renoncé à son passeport français quelques mois seulement avant le scrutin –, la candidate avait fait un argument électoral : comme une garantie de probité et l’assurance que l’ancienne diplomate de 66 ans saurait mener à bien le rapprochement avec l’Union européenne auquel aspire la Géorgie » écrit Le Monde.

Le portrait du quotidien vaut le détour. On y apprend ainsi qu’elle a eu une carrière diplomatique pour la France très réussie. Elle est passée par les ambassades de Rome, Washington, N’Djamena et un passage à la représentation française aux Nations Unies. « Elle ne découvre la Géorgie qu’en 1986, avant, consécration, d’être finalement nommée ambassadrice de France dans le pays en 2003. Quelques mois plus tard, après que la révolution des roses a mené au pouvoir le réformateur pro-occidental Mikheïl Saakachvili, celui-ci veut faire d’elle sa ministre des affaires étrangères. La demande est faite à Jacques Chirac, qui accepte ce « transfert ». Salomé Zourabichvili reçoit la nationalité géorgienne. Au Quai d’Orsay, ce double rattachement créera quelques remous » raconte l’article.

Lire en intégralité le portrait sur le site du journal Le Monde




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