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Le 8 mars approche, mais la lutte contre les violences conjugales est un combat constant


Clarisse Rosius
Jeudi 2 Mars 2023





L’association « Women Safe » publie un communiqué pour donner le ton de ce que sera la journée mondiale de la femme : « Nous n’attendrons pas le 8 mars pour appeler à l’aide ».


Creative Commons - Pixabay
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Le 8 mars est une bonne occasion pour en parler plus fort, mais toutes les associations et partie prenantes le répètent : la lutte contre les violences conjugales c’est toute l’année. C’est ce que rappelle l’association Women Safe & Children dans un communiqué sous forme d’interview d’une des cofondatrices de l’organisation, Frédérique Martz. 

« Ces dernières années, nous avons dû répondre à une augmentation des demandes d'accueil et de prise en charge des femmes mais aussi des mineurs victimes de violences. En 2022, nous avons accueilli et accompagné 903 victimes de violences, soit 203 bénéficiaires de plus qu'en 2021. Derrière ces chiffres en constante augmentation, existe une réalité de terrain que nous ne pouvons pas occulter. Pour être opérante, la prise en charge pluridisciplinaire que nous offrons doit s'inscrire dans la durée. Pour tout nouvel accueil, il faut compter entre trois mois et un an de prise en charge effective », alerte la militante.

« Aujourd'hui, nous sommes face à un afflux croissant de victimes, mais nous ne négocierons pas avec la qualité de la prise en charge pluridisciplinaire et gratuite. C'est la raison pour laquelle, nous sommes obligés de «fermer» temporairement notre standard téléphonique. Pendant cette période de «fermeture» nous allons tout faire pour stabiliser chaque situation en cours, nos bénéficiaires auront accès à un numéro de téléphone interne pour rester en contact avec l'équipe pluridisciplinaire », continue le texte.

La mise en valeur du sujet de la protection des femmes et des enfants est une bonne nouvelle, mais, d’après la responsable d’association, n’a pas donné lieu à des budgets exceptionnels et sécurisés. Laissant planer un risque de passage de mode : « Avant tout suivi psychologique, il faut être en mesure de traiter le traumatisme. Il est important de rappeler que la formation en psycho traumatologie de tous les professionnels est demandée. Mais ces exigences ont un coût: des formations, une augmentation importante du nombre de professionnels oeuvrant sur le site, des séances d'EMDR à la charge de l'association, des thérapies connexes comme l'équithérapie pour les enfants, la formation des policiers, etc. La gratuité de la prise en charge des victimes est inscrite au coeur de l'Adn de Women Safe & Children; ce serait une double peine pour les victimes, de devoir payer pour traiter leur traumatisme. »





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