Speedy Life
Actu

Le Brexit en crise politique avec la démission du ministre en charge du dossier


Clarisse Rosius
Lundi 9 Juillet 2018




La légitimité du referendum national est le dernier argument de la Première ministre britannique Theresa May qui est bloquée entre les partisans d’une sortie brutale de l’UE et les opposants au divorce qui n’ont toujours pas avalé la pilule. La démission du ministre chargé du Brexit accentue ce positionnement ambigu.


Creative Commons - Pixabay
Creative Commons - Pixabay
Le vote en faveur du Brexit est incontestable mais c’est sur la méthode et les confitions que les esprits continuent à s’échauffer. Deux années après le vote, la situation est encore embourbée et la Première ministre Theresa May se retrouve embarquée dans une crise politique importante. Le ministre en charge du Brexit depuis le vote, David Davis, vient en effet de démissionner, non satisfait de la direction que prend son pays.

Sa sortie du gouvernement a été provoquée par l’annonce de la Première ministre de la mise en place d’une relation très étroite du pays avec l’Union européenne. « M. Davis, un eurosceptique nommé il y a deux ans pour diriger un ministère créé au lendemain du vote des Britanniques pour quitter l'Union européenne, a menacé à plusieurs reprises ces derniers mois de quitter ses fonctions, en raison de désaccords avec Mme May, selon les médias britanniques. Le député conservateur Peter Bone a estimé qu'il "avait fait la bonne chose", estimant que les propositions de Mme May n'avaient de Brexit "que le nom" et n'étaient "pas acceptables" » raconte l’AFP, citée par Orange Actus.

Parmi les éléments qui ne passent vraiment pas, la négociation d’une zone de libre-échange et un modèle douanier sur mesure pour le pays avec les 27 de l’Union européenne. Pour les ardents défenseurs du Brexit, c’est un maquillage de sortie de la zone puisque les principaux piliers de ce qu’ils critiquent sont maintenus.

La situation est très compliquée pour la PM britannique qui se retrouve entre deux feux. Difficile de satisfaire les deux camps dans des négociations de sortie de l’UE dont on peine à évaluer les conséquences. D’autant que deux longues années se sont passées et que le vote en faveur de la sortie n’est plus qu’un vieux souvenir dont les contours sont de plus en plus difficiles à discerner.
 




Dans la même rubrique :
< >