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Le confinement, un cauchemar et un drame pour les femmes battues


Clarisse Rosius
Lundi 6 Avril 2020





Le confinement de la moitié de la planète a évidemment des conséquences sur les violences conjugales, a alerté le secrétaire général de l’ONU. Alors que le sentiment d’être emprisonné dans une situation cauchemardesque est lié aux violences conjugales, cette situation accentue les choses.


Creative Commons - Pixabay
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Enfermé avec un mari ou conjoint violent. Le confinement accentue un peu plus ce sentiment de danger et d’étouffement qui concerne tant de personnes sur la planète. Une réalité que les autorités françaises ont enregistrée en rapportant que les violences conjugales avaient augmenté pendant le confinement. Le secrétaire général des Nations Unies, Antonio Guterres a pris conscience de cette situation et lancé un appel mondial à ce sujet. 
 
« La violence ne se cantonne pas aux champs de bataille » a lancé le responsable de l’ONU. « Malheureusement, de nombreuses femmes et jeunes filles se retrouvent particulièrement exposées à la violence précisément là où elles devraient en être protégées. Dans leurs propres foyers. C’est la raison pour laquelle je lance aujourd’hui un nouvel appel pour la paix à la maison, dans les foyers, à travers le monde entier » a-t-il détaillé. Sans oublier les enfants battus qui sont aussi privés de tout recours alors que le confinement accentue la tension et les emportements même dans les familles sans problèmes graves. 
 
Le Secrétaire général de l’ONU a appelé les Etats du monde entier à prendre des mesures pour lutter contre cette conséquence directe du confinement. Parmi les astuces pour proposer des bouées de sauvetages aux victimes, le diplomate portugais a encouragé à installer des bureaux d’alerte dans les pharmacies et magasins de nourritures qui sont encore ouverts. L’idée étant de rendre accessible un appel à l’aide discret au moment des rares sorties autorisées. 
 
Les premiers indice rapportés ici et là témoignent d’une situation vraiment préoccupante. « Ainsi, aux États-Unis, plusieurs villes ont rapporté un nombre croissant de cas de violences familiales et d’appels à ce sujet. En Inde, le nombre de dossiers a doublé au cours de la première semaine de restriction de mouvements, selon la Commission nationale pour les femmes. Des militantes turques ont de leur côté appelé à une meilleure protection des femmes en raison d’un accroissement des meurtres les visant depuis la recommandation du confinement faite par le gouvernement le 11 mars. La première semaine de restrictions en Afrique du Sud s’est traduite par près de 90 000 plaintes de violence, tandis qu’en France, la violence domestique a crû d’un tiers en une semaine. Le gouvernement australien a rapporté pour sa part avoir constaté une augmentation de 75 % des recherches sur internet pour un soutien face à des violences dans les foyers » liste le quotidien Ouest France.




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