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Mort de Philipp Roth, près de 60 ans au sommet de la littérature anglo-saxonne


Clarisse Rosius
Mercredi 23 Mai 2018




L’écrivain Philip Roth est mort dans la nuit du 22 au 23 mai à 85 ans. Celui qui a publié ses premiers succès dans les années 196 avait raccroché la plume en 2012. Le personnage très fort et en couleurs est désormais entré dans l’histoire.


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C’est l’homme qui manque plus que l’auteur. L’écrivain américain Philip Roth vient de mourir à l’âge de 85 ans mais il n’écrivait plus depuis 2012. « Tout au long de sa vie, et depuis ses premiers succès dans les années 1960, Philip Roth aura exploré de nombreux thèmes dont celui du fanatisme des Américains pour leur pays et pour les engagements en politique, la luxure et les excès du corps de l'Homme, mais aussi la vie dans les familles juives.

Son style était notamment empreint d'une forme d'humour sombre et caractérisé par une capacité à évoluer en fonction des récits. Il a créé des personnages marquants de la littérature, à l'image de David Kepesh, cet universitaire qui se transforme en poitrine à force de désir, ou Alexander Portnoy, cet homme confiant à son psychanalyste ses pulsions adolescentes » raconte le Huffington Post.
 
A l’annonce de sa mort, de nombreux articles mentionnent qu’il n’a pas été Nobel de Littérature mais « seulement » récompensés par les prestigieux prix américains du National Book Awards et National Book Crtitics deux fois chacun et trois fois prix Faukner. « Sa plume exigeante et sa lucidité implacable sur la société américaine ont fait de lui une figure majeure de la littérature d'après-guerre. C'est le seul écrivain vivant dont l'oeuvre a été éditée par la Library of America. En France, il a commencé d'être édité dans la prestigieuse collection La Pléiade » continue le site internet.

En 2012 il avait donc décidé d’arrêter d’écrire, expliquant qu’il n’avait plus l’énergie psychologique pour le faire et que l’envie de raconter des histoires n’était plus au cœur de ses préoccupations. Sa dernière sortir notable avait néanmoins été sur Donald Trump dont il avait refusé qu’on le compare à son personnage Lindbergh. Il affirmait alors au NewYorker  que Trump était un « ignorant du gouvernement, de l'histoire, de la science, de la philosophie, de l'art, incapable d'exprimer ou de reconnaître une subtilité ou une nuance. »




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