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Mort de Steve à Nantes, le rapport de l’IGPN ne règle rien


Clarisse Rosius
Mercredi 31 Juillet 2019





Les grandes lignes du rapport de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) ont été publiées par la presse. Mais loin de calmer la polémique, les réponses de l’enquête et du gouvernement suscitent de nouvelles interrogations.


Creative Commons - Pixabay
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La synthèse du rapport de l’IGPN est publiée au moment où le corps de Steve Maia Canico a été retrouvé. Une publication qui loin de rassurer a suscité de nouvelles interrogations. Tout d’abord parce que l’enquête de l’Inspection générale de la police nationale (IGPN) date du 16 juillet mais n’a été publiée qu’au moment où l’identification du corps a été rendue publique. C’est finalement une phrase qui est sensées dédouaner la police qui met véritablement le feu aux poudres. Le document assure en effet qu’il « ne peut être établi de lien entre l’intervention des forces de police » et la disparition du jeune homme. Une formule maladroite d’autant qu’il a été rédigé alors que l’on ne sait rien des conditions exactes de la chute du jeune homme et des conditions de sa mort. 
 
« "Ce n'est pas sérieux", estime aussi la journaliste Alexandra Schwartzbrod, dans son édito pour Libération  au sujet de ce rapport "bouclé avant la découverte du corps de Steve". D'autres éditorialistes analysent le document, ainsi que la découverte du corps de Steve, trente-huit jours après les faits, de façon similaire. Cette situation "interroge sur le comportement des policiers, elle questionne sur la lenteur des recherches, elle interpelle sur l'impartialité du rapport de l'IGPN", juge Jean-Michel Servant dans Midi libre. Interrogée par l'AFP, la maire de Nantes, Johanna Rolland (PS), trouve par ailleurs "troublant et inquiétant" que l'IGPN ne soit "pas en mesure de dire ce qui s'est passé dans la nuit du 21 au 22 juin dernier sur le quai Wilson à Nantes" » rapporte France Info .

Après des mois de mobilisation et de critiques des méthodes de maintien de l’ordre, la confiance est clairement brisée entre l’IGPN et l’opinion publique. Et à en juger les premières réactions lorsque Edouard Philippe a mentionné ce rapport, il faudra beaucoup plus qu’une synthèse pour que la confiance soit rétablie. 




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