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Perte d’un bébé, mettre des mots sur une souffrance


Clarisse Rosius
Mercredi 17 Avril 2019





L’Organisation mondiale de la santé (OMS) publie un communiqué accompagné de témoignages sur les souffrances que représente la mort d’un bébé pendant la grossesse ou à la naissance. L’organisation encourage les femmes touchées par un drame à en parler et chercher l’accompagnement médical adapté.


Creative Commons - Pixabay
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C’est une douleur que les femmes ne peuvent pas toujours exprimer. Perdre un bébé avant la naissance ou juste après est une douleur que les mères ressentent dans leurs corps et souvent difficile à exprimer. Dans un communiqué dédié à ce sujet, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) alerte sur ce sujet. « La perte d'un bébé à la suite d'une fausse couche ou d'une mortinaissance demeure un sujet tabou dans le monde entier, bien souvent source de stigmatisation et de honte. Il arrive fréquemment que les femmes dont le bébé meurt pendant la grossesse ou lors de l'accouchement ne reçoivent pas de soins appropriés et ne soient pas traitées avec respect » écrit l’organisation internationale dans un article accompagné de témoignages de femmes meurtries.
 
« La fausse couche est la raison la plus fréquente de perdre un bébé pendant la grossesse. Les estimations sont variables, mais selon March of Dimes, un organisme qui travaille sur la santé de la mère et de l'enfant, il y aurait 10-15 % de fausses couches chez les femmes qui savaient qu'elles étaient enceintes. La définition de la perte de grossesse diffère d'un pays à l'autre, mais, en général, on parle de fausse couche lorsqu'un bébé meurt avant la 28e semaine de grossesse et de mortinaissance lorsqu'un bébé meurt à 28 semaines ou après. Chaque année, on dénombre 2,6 millions d'enfants mort-nés, or bon nombre de ces décès pourraient être évités. Toutefois, les fausses couches et les mortinaissances ne sont pas systématiquement enregistrées, même dans les pays développés, ce qui laisse à penser que les chiffres pourraient être encore plus élevés » poursuit l’OMS.
 
Les accompagnements des femmes diffèrent très largement selon les pays ou le niveau des équipements sanitaires. « Tout cela affecte lourdement les femmes. De nombreuses femmes qui perdent un bébé pendant la grossesse développent des problèmes de santé mentale qui durent des mois ou des années, même si, par la suite, elles ont des bébés bien portants » remarque en tout cas l’OMS. Pour le personnel hospitalier, l’accompagnement de ces douleurs est d’autant plus compliqué lorsqu’il s’agit de fausses couches à des délais équivalents à ceux des IVG pratiqués dans les mêmes hôpitaux. Soutenir la tristesse de celles qui souffrent de la perte d’un bébé en fausse couche devient ainsi une épreuve toute particulière.
 




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