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Quand la Terre perd le nord (magnétique)


Paul Malo
Mercredi 4 Janvier 2023





Bientôt, nord géographique et nord magnétique pourraient bien correspondre pour la première fois.


Direction la Sibérie

Crédit : Pixabay
Crédit : Pixabay
Ce serait une première de mémoire humaine : de tous temps, du moins depuis que les observations le permettent, le nord magnétique (découvert en 1830) et le nord géographique n’ont jamais été exactement positionnés au même endroit. Mais ce pourrait être bientôt le cas, tant le nord magnétique a accéléré sa vitesse de déplacement, passant de 10 à 50 km par an.

Bien sûr, le pôle nord géographique ne bouge pas : l’endroit le plus au sommet de notre planète est et demeure au point de convergence des longitudes. À l’heure actuelle, en revanche, le nord magnétique se situe au niveau du Canada, mais il se rapproche plus rapidement qu’avant de la Sibérie. De quoi les faire correspondre à l’avenir, sa trajectoire étant connue et prévue : selon Ordnance Survey, le nord magnétique devrait bientôt avoir franchi le méridien de Greenwich.

Pas d'influence sur les oiseaux migrateurs

Quid du radar naturel, génétique, des oiseaux migrateurs traversant chaque année une bonne partie de la planète ? Ce déplacement du nord magnétique ne devrait pas leur poser de problème, ces animaux étant naturellement à même de ressentir ses mouvements. De plus, le décalage en termes de distance est bien trop ténu pour influer sur leurs grandes migrations.

Au fait, pour quelle raison ce pôle nord magnétique se déplacerait-il ainsi ? On ne le saisit pas encore exactement. Selon la théorie récemment développée dans une étude publiée par la revue Nature par des chercheurs de l’Université de Leeds. Ce serait une question de fer  au cœur de notre planète. En effet, le déplacement du fer en fusion au sein du magma se trouvant sous la croûte terrestre pourrait engendrer des modifications magnétiques majeures en surface.




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