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Quand le « streetwear » fête ses 40 ans


Lundi 6 Juin 2016




Si les premières marques de « streetwear » inspirées du skate, ont vu le jour dans les années 90, les anciens fans ont aujourd’hui 40 ans. Ils sont toujours clients, et souvent aux manettes des labels.


Quand le « streetwear » fête ses 40 ans
Supreme, c’est LE label de vêtements de skate incontournable. Créé dans les années 90 à New York, il séduit toujours les adolescents d’aujourd’hui. Pour preuve, les jeunes rassemblés devant la boutique de la rue Barbette, la première en France. Elle a ouvert ses portes il y a quelques semaines à Paris. Pour autant, les fans de la première heure ne sont pas en reste, même à 40 ans passés. Loin d’être has been, ils représentent « un concentré de jeunes quadragénaires ultra influents dans la mode masculine venus célébrer les premiers pas de la marque sur le sol français » selon lefigaro.fr.
 
Alors que le film Kids de Larry Clark sort en 1995, Supreme naît en 1994. Un skate shop à l'origine, le label Supreme apparaît à downtown Manhattan. Très vite, il devient le symbole d’une certaine contre-culture, de la culture de la rue. De la culture du skate bien sûr, mais aussi, gravitant autour, d’artistes en tous genres, punk, musiciens, grapheurs, plasticiens… Aujourd’hui, ils ont une quarantaine d’années et sont, selon Le Figaro, « très installés socialement. » Même s’ils ont lâché leur planche, ils sont des consommateurs qui « intéressent de plus en plus l'industrie du luxe. »
 
Ainsi, explique au Figaro, Milan Vukmirovic, directeur artistique des collections masculines de Ports 1961, photographe et éditeur de la revue Fashion for Men : « aujourd'hui, on est jeune plus longtemps. Surtout, certains hommes refusent de vieillir ou, du moins, ne comptent pas s'arrêter de faire certaines choses pour une question d'âge. » Résultat, les créateurs également issus de cette génération, réinventent à l’envi ce vestiaire « streetwear mêlant vêtement de travail et sportswear. »
 
« En fabriquant ce type d'articles, non seulement les maisons de luxe s'attirent ce genre de clientèle mais elles s'adressent aux plus jeunes qui ne seraient jamais entrés dans un de leurs magasins auparavant. Et, de fait, deviennent transgénérationnelles », ajoute Milan Vukmirovic, interrogé par Le Figaro. La culture skate fait partie intégrante « de ces univers codifiés qui sont à la fois forts et signifiants », explique le créateur belge Kris Van Assche. D’ailleurs, pour l'hiver prochain, il a fait défiler « doudounes, hoodies et chemises à carreaux sur un podium façon rampe de skate. » Comme quoi, aujourd'hui, le streetwear est indissociable du vestiaire de l'homme urbain.




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