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Sexisme, en ligne une ado sur cinq a déjà été insultée sur son apparence


Clarisse Rosius
Mardi 27 Septembre 2016




L’Observatoire universitaire international éducation et prévention estime que les filles sont plus victimes d’insultes, harcèlement, humiliations ou rumeurs que les garçons. Les adolescentes sont particulièrement touchées par ce phénomène qui se rapproche d’une cour de récréation où règne une impunité généralisée.


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Qui ne se souvient pas du malaise créé par une remarque dégradante ou une rumeur déplacée lors de l’adolescence ? Les cours de récréation sont cruelles pour les ados. Imaginez maintenant les mêmes réflexes avec un sentiment total d’impunité et vous aurez une idée de ce que vivent les adolescentes connectées. « Une adolescente sur cinq a déjà été insultée en ligne sur son apparence physique. C’est l’un des multiples constats d’une étude publiée mardi 27 septembre sur le « cybersexisme » chez les 12-15 ans. Coordonnée par le Centre francilien pour l’égalité hommes-femmes Hubertine Auclert, réalisée par l’Observatoire universitaire international éducation et prévention » explique un article du journal « Le Monde. »

« Menée auprès de 1 500 adolescents d’Île-de-France, elle dresse un état des lieux parfois édifiant des pratiques des collégiens et lycéens, dont les filles sont les principales victimes. Elles sont ainsi deux fois plus nombreuses que les garçons à faire l’objet de rumeurs (13,3 % contre 6,3 %). Même constat concernant les selfies : deux fois plus de filles en ont réalisé sous la contrainte, généralement issue de leur petit ami (4 % des filles, 1,4 % des garçons). Plus globalement, 17 % des filles et 11 % des garçons « déclarent avoir été confrontés à des cyberviolences à caractère sexuel par le biais de photos, vidéos ou textos envoyés sous la contrainte et/ou diffusées sans l’accord et/ou reçues sans en avoir envie » » continue le quotidien.

Le principal problème que pose internet c’est qu’il fait sauter les barrières de la gêne, honte ou timidité en permettant de se cacher derrière un clavier ou un écran. Les rumeurs vont ainsi très vite et sont alimentées par le contenu des comptes des uns ou des autres. Et quand une rumeur est associée à un nom sur internet, changer d’établissement ou de bande de copains ne suffit plus pour passer à autre chose.




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