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Statut de Brigitte Macron, comme une maladresse


Clarisse Rosius
Lundi 24 Juillet 2017




Depuis quelques jours, la création d’un statut officiel avec un budget et des collaborateurs pour la première dame fait jazzer. D’abord à l’Assemblée où les emplois familiaux sont sur le point d’être interdits mais aussi dans les médias qui ont abondamment commenté la décision qui doit être effective en septembre.


Impression d'écran
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Pour l’Elysée, l’argument est tout simple : c’était une promesse de campagne. Emmanuel Macron avait prévenu que s’il était élu sa femme aurait un vrai rôle à ses côtés. Des juristes sont actuellement en train de plancher sur un statut officiel qui sera accompagné d’un budget et de collaborateurs. Un cabinet pour la première dame en somme.

Les députés ont été les premiers à s’insurger contre ce projet qui est dans les tuyaux alors même qu’à l’Assemblée les discussions tournent autour de l’interdiction des emplois familiaux. « En plus de la question même du statut, c’est le timing qui interroge. Car si les emplois familiaux font en ce moment débat à l’Assemblée, des restrictions budgétaires sur différents ministères viennent également d’être annoncées » explique BFMTV . « Pour l’instant, la Première dame dispose d’un cabinet avec quatre collaborateurs et s’est installée dans un bureau de l’Élysée, le salon des Fougères, où elle a commencé à travailler sur des sujets d’éducation et de handicap » continue la chaine d’informations en continu. Attentive aux critiques lancinantes à ce sujet, la cellule communication de l’Elysée rappelle que Brigitte Macron reçoit des Français cette mission avec des centaines de courriers reçus chaque jour. Pour eux, « Elle ne va pas dire: Je vais arrêter, je vais m’occuper des nappes et des fleurs à l’Élysée. »

Des arguments qui sont loin de convaincre l’opposition. Mais même du côté de la majorité présidentielle les critiques ne se réservent plus aux confidences anonymes. « Moi je serai d'avis qu'on reste comme avant et qu'elle fonctionne sans avoir vraiment d'enveloppes budgétaires pour elle, maintenant, ce sont des choses qui sont tranchées directement par le président de la République » a déclaré face à une caméra de BFMTV la députée Modem, Géraldine Bannier.