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Trump déclencheur de l’assaut du Capitole, quelle part de responsabilité ?


Clarisse Rosius
Vendredi 10 Juin 2022





La commission d’enquête spéciale sur l’assaut du Capitole par des manifestants en janvier 2021 a logiquement acté du fait que la prise de parole de Donald Trump a été l’élément déclencheur de l’épisode. Pour autant, déterminer sa part de responsabilité va être sujet de débats tendus et ce sont finalement les propos mensongers de l’ancien président qui vont peser dans la balance.


Creative Commons - Pixabay
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La première affirmation de la Commission d’enquête de la Chambre des représentants enfonce une porte grande ouverte. Les neufs élus qui y siègent ont ainsi affirmé que la prise de parole de Donald Trump avait été le déclencheur de l’assaut du Capitole par des militants exaltés le 6 janvier 2021. Finalement, au-delà de cet aspect factuel, c’est bien les excès du président américain qui vont déterminer sa part de responsabilité.

« L’audition était réglée minutieusement, menée par Bennie Thompson et la vice-présidente de la commission, la républicaine Liz Cheney (Wyoming). « Le 6 janvier et les mensonges ayant conduit à l’insurrection ont mis en danger deux siècles et demi de démocratie constitutionnelle », a dit Bennie Thomson, pour cadrer l’enjeu du moment. Mais c’est surtout Liz Cheney qui a imprimé sa marque à l’audition. Devenue une pestiférée au sein du Parti républicain, honnie par Donald Trump, elle s’est engagée depuis des mois dans une croisade pour établir la vérité sur le 6 janvier, en compagnie de l’autre élu de son parti au sein de la commission, Adam Kinzinger (Illinois). Pour la fille de l’ancien vice-président de George W. Bush, Dick Cheney, il s’agit du combat décisif de sa vie politique, qui n’autorise ni faiblesse ni demi-mesure » explique un article du correspondant aux États-Unis du journal Le Monde, dans un long récit et contextualisation.

On ne découvrira vraisemblablement rien des échanges qui se tiendront, mais de la force de démonstration des élus dépendra la part de responsabilité retenue contre l’ancien président. Et en particulier le fait qu’il a estimé à plusieurs reprises, avant même le scrutin, que le vote était biaisé.
Lire ici en intégralité l’article du « Monde »




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