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Un an de prison pour les cinglés qui filment sous les jupes des filles


Clarisse Rosius
Mardi 24 Juillet 2018




Les sénateurs ont ajouté le délit de « captation d’images impudiques » dans le projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles. Une réponse à un phénomène planétaire et virtuel qui consiste à filmer ou photographier sous les jupes des filles à leur insu.


Creative Commons - Pixabay
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Un vide juridique pour une pratique de cinglés. La loi n’avait pas prévu que quelque chose d’aussi bizarre devienne une mode. Le Sénat vient de combler ce vide en ajoutant la création d’un délit pour ceux qui filment ou photographient sous les jupes des filles à leur insu. Les lois existantes ne permettaient pas de répondre à cette situation puisqu’il ne s’agit pas d’une agression sexuelle puisqu’il n’y a pas de contact ni d’atteinte à la vie privée puisque la démarche a lieu dans des lieux publics.
 
C’est tellement bizarre qu’on se demande comment une photo ou un vidéo sous une jupe a un quelconque intérêt. Et pourtant l’ « upskirting » est un phénomène planétaire qui s’est développé notamment à cause d’internet et des réseaux sociaux. La France s’équipe donc d’un nouvel outil juridique dans le cadre de la nouvelle loi et prévoit désormais une amende pouvant aller jusqu’à 15 000 euros et jusqu’à un an d’emprisonnement. « Il figure dans la dernière mouture du projet de loi contre les violences sexistes et sexuelles. Les sénateurs ont créé un délit de « captation d’images impudiques », adopté par la majorité. Le texte avait déjà été voté en mai par l’Assemblée nationale. Une commission mixte paritaire a adopté une version finale, commune aux deux Chambres, a annoncé Marlène Schiappa ce lundi sur Twitter » rapport 20 Minutes. Le journal gratuit nous apprend par ailleurs que le Royaume-Uni vient de s’équiper aussi d’un outil en créant une infraction passible de deux années de prison tandis qu’une manifestation de 20 000 personnes a dénoncé cette pratique en Corée du Sud.
 
En France, la ministre s’est par ailleurs félicitée de la verbalisation du harcèlement de rue, de l’allongement de la prescription à 30 ans et de la condamnation renforcée pour les crimes sur les mineurs de moins de quinze ans.