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Un rapport parlementaire recommande une taxe du sel


Clarisse Rosius
Vendredi 31 Août 2018




La commission d’enquête sur l’alimentation surprend tous les observateurs en invitant à instaurer une taxe sur les produits trop salés. Une mesure coercitive qui a pour but d’obliger les industriels à finalement tenir leurs promesses oubliées dans le domaine.


Creative Commons - Pixabay
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C’est mauvais pour la santé et quand on s’y habitue difficile d’en revenir. C’est tout le problème du sel, plus on en met plus on en a besoin. Une situation qui pousse les industriels du secteur alimentaire à en mettre toujours plus pour que les aliments soient plus goûtus et mieux conservés. La commission d’enquête de l’Assemblée nationale s’est saisie du sujet et propose d’adopter une taxe sur les produits les plus salés. « Il y a cinq ans, industriels et grandes surfaces s'étaient engagés à réduire de 15 % à 30 % la teneur en sel de leurs produits. Les résultats ont été insuffisants, particulièrement sur le pain qui faisait (déjà) l'objet d'une recommandation depuis 2002. « L'objectif des 18 grammes de sel par kilo de farine n'a pas été tenu », a déploré le député Loïc Prud'homme (FI), qui préside la commission d'enquête, ce mercredi matin sur France Info » rapportent Les Echos .

Alors que l’OMS recommande de consommer cinq grammes de sel par jour, les Français en consomment 8,7 grammes pour les hommes et 6,7 grammes pour les femmes. Les conséquences sur les risques de maladies cardiovasculaires sont certaines mais difficiles à évaluer précisément. L’argument sanitaire est d’autant plus fort que ces maladies touchent 6,5% de la population et sont la deuxième cause de mortalité du pays.

Depuis plus de quinze ans, les fabricants se sont engagés la main sur le cœur sans évolution majeur sur le sujet. « Les parlementaires ont un modèle en tête qui a fait ses preuves : celui  de la taxe soda , entrée en vigueur le 1er janvier 2012. Les jus, soupes, laits et soda sont taxés dès qu'on observe du sucré ajouté dans leur composition. Les résultats sont visibles : une enquête de BFMTV cet été a montré que le taux de sucre dans les sodas a baissé drastiquement, les industriels préférant à présent l'utilisation d'édulcorants. La taxe coûte chaque année 520 millions d'euros aux industriels, selon le syndicat Boissons rafraîchissantes de France » détaille le quotidien économique.