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Bien-être

Zika, 1,65 million de femmes pourraient contracter la maladie


Clarisse Rosius
Mardi 26 Juillet 2016




Alors que le premier cas européen de naissance d’un bébé avec une microcéphalie a été enregistré, les chercheurs commencent à chiffrer le danger que représente la maladie. Sur les cent millions de personnes touchées, 1,65 million de femmes enceintes seraient concernées.


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Au moment où l’on vient d’annoncer le premier cas européen de microcéphalie liée au virus Zika, le monde scientifique avance des chiffres plus précis sur l’ampleur de l’épidémie. « Selon les dernières données publiées par l’Organisation mondiale de la santé (OMS) le 21 juillet, plus de 1 700 microcéphalies et malformations congénitales concernant le système nerveux central des nouveau-nés, liés à cette infection, ont été recensées au Brésil. C’est le pays où le virus, qui touche principalement l’Amérique latine et les Caraïbes, est le plus répandu. L’OMS signale 65 pays et territoires atteints, dont 62 depuis le début de l’année 2015 » raconte le journal Le Monde.

L’OMS estime que le risque concerne treize pays avec des degrés variables selon les cas et selon la présence du moustique tigre.
 

Près de 100 millions de personnes touchées

« Au total, le nombre de personnes qui pourraient être infectées atteint quasiment les 100 millions (93,4), soit pratiquement le double du nombre de personnes qui ont été touchées par l’épidémie de dengue, en 2010, dans cette même région (53,8 millions). Pour Zika, dans 80 % des cas, l’infection reste bénigne et peut même ne pas être détectée » rapporte le quotidien français. En s’appuyant sur les recherches de chercheurs publiées le 25 juillet dans la revue Nature Microbiology, l’article rapporte que 1,65 femmes enceintes pourraient avoir contracté la maladie pour cette seule première vague d’épidémie.

Il faut tout de même noter qu’il s’agit d’une estimation avec une marge d’erreur importante. « Si les auteurs reconnaissent une part importante d’incertitude, ce chiffre est néanmoins jugé plausible. Pour réaliser cette modélisation – une des premières à se concentrer sur la géographie de l’épidémie et à pointer le problème spécifique des grossesses –, les chercheurs se sont appuyés sur les travaux et les valeurs observés lors des épidémies de dengue et de chikungunya car « les paramètres liés à Zika sont encore largement inconnus », préviennent-ils » nuance ainsi Le Monde.




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