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Ecrans et enfants : une étude de grande ampleur va permettre d’y voir plus clair


Clarisse Rosius
Lundi 10 Décembre 2018





Les premières observations sur les effets des écrans sur les cerveaux des enfants sont alarmantes. Une étude de très grande ampleur financée par le gouvernement américain à hauteur de 300 millions de dollars, devrait permettre d’y voir plus clair avec 11 000 enfants surveillés pendant dix ans.


Creative Commons - Pixabay
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L’heure est grave mais le phénomène est encore trop récent pour avoir des résultats précis. Si l’on entend de plus en plus d’appels à a vigilance sur les conséquences des écrans sur le développement des cerveaux des enfants, il n’est pas encore possible de réaliser un état des lieux exhaustif. Mais cela pourrait changer dans les prochaines années. « La chaîne CBS vient de rendre publics, il y a quelques heures, les premiers résultats de la plus grande étude jamais réalisée sur l’effet des écrans sur les cerveaux des enfants et adolescents.  C’est un projet scientifique de long terme, financé par le gouvernement fédéral américain, mené par une agence sanitaire, qui étudie les écrans comme elle pourrait examiner l’effet du tabac ou du cannabis. À terme, 11.000 enfants vont être suivis pendant une décennie, pour un coût de 300 millions de dollars » raconte RTL.

Avec ce projet de grande ampleur et sur une période conséquente, les chercheurs devraient pouvoir apporter des réponses précieuses sur les conséquences des écrans sur le cerveau des enfants.
D’ores et déjà, les premiers éléments récoltés sont alarmants. « Les scientifiques ont déjà fait passer des IRM à 4.500 enfants. En scannant leurs cerveaux, on constate une différence chez les enfants de 9 et 10 ans qui passent plusieurs heures par jour devant un écran de téléphone, de tablette, ou de jeux vidéo. On observe en effet un amincissement prématuré du cortex. C'est la couche la plus externe du cerveau qui traite les informations provenant des cinq sens » continue la radio française. Il faudra du temps et de la patience pour évaluer sans exagérations les séquelles durables. Pour l’heure, il est déjà prouvé que les enfants qui passent plus de deux heures cumulées devants les écrans « ont de moins bons résultats aux tests de langage et de logique » alors que les suspicions d’addictions doivent encore être démontrées.




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