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Le musée archéologique de la bataille de Gergovie ouvre ses portes


Clarisse Rosius
Mardi 24 Septembre 2019





Après quatre ans de travaux, la Maison de Gergovie, devenue le Musée Archéologique de la Bataille (MAB) ouvrira en avant-première ses portes au public dans le cadre des Journées européennes du patrimoine. Archéologue à l'Inrap, Yann Deberge assure le commissariat scientifique de l'exposition permanente.


Source : Pixabay, image libre de droits
Source : Pixabay, image libre de droits
L'oppidum de Gergovie est le lieu où les armées gauloises de Vercingétorix firent face victorieusement en 52 avant notre ère au siège de Jules César. Ce dernier y a perdu au moins 700 hommes, dont 46 légionnaires, et c'est une des rares défaites qu'il a avouées dans la Guerre des Gaules. Haut lieu de la mémoire nationale, le Plateau a accueilli en 1902 son célèbre monument à trois colonnes (26 m de hauteur), puis à l'initiative de la mairie de la Roche-Blanche et de l'association du site de Gergovie (Asg), un premier centre d'interprétation construit en 1992 : la Maison de Gergovie. 

Après quatre ans de travaux, celle-ci est remplacée par le Musée Archéologique de la Bataille (MAB) qui ouvrira en avant-première ses portes à l'occasion des Journées européennes du patrimoine, du vendredi 20 au dimanche 22 septembre 2019. Semi-enterré et intégré dans le paysage, le bâtiment propose sur 1200 m2 et dans un équipement entièrement renouvelé (audiovisuel, maquettes tactiles, nombreux objets archéologiques originaux ou en fac-similé), un parcours de visite qui permet de comprendre le site de Gergovie dans sa diversité historique et paysagère, et d'accéder à une synthèse des découvertes archéologiques sur le peuplement gaulois du bassin clermontois à la fin de l'Âge du Fer. 

Le nouveau centre d'interprétation propose un large focus sur la bataille de Gergovie. Celle-ci fait l'objet au centre du musée d'une reconstitution audio-visuelle (vidéo-projection sur maquette) qui suit les étapes du récit césarien. Ce dispositif est complété de modules thématiques sur l'armement, les fortifications romaines et gauloises et l'historiographie et l'archéologie de la bataille. Les premières fouilles du plateau de Gergovie remontent au XVIIIe siècle, suivies en 1861-1862 de celles dirigées par le baron Eugène Stoffel et commanditées par Napoléon III qui se limitèrent à la détection des fortifications installées sur ordre de Jules César au pied de l'oppidum. Un bilan illustré et récent des fouilles préventives et programmées du champ de bataille, des deux camps romains (Grand Camp et Petit Camp) et de l'oppidum gaulois vient compléter et corriger les premières tentatives de localisation de la bataille au XIXe siècle.




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